Shin Megami Tensei III Nocturne HD Remastered (Switch / PS4) – Un jeu très sympathique mais un portage un peu paresseux sur les bords.

Shin Megami Tensei III Nocturne HD Remastered est un portage d’un jeu PS2 sorti en 2005 dans nos contrées sous l’appellation de Shin Megami Tensei : Lucifer’s Call. N’ayant pas eu l’opportunité d’y jouer à l’époque, j’ai été ravie de pouvoir tester cette nouvelle mouture sur PS4 grâce à la générosité et au soutien de Koch Media, que je remercie chaleureusement au passage.

Quand la Conception vient tout balayer sur son passage…

Nous incarnons un jeune étudiant qui se retrouve, du jour au lendemain, propulsé au milieu d’une situation cauchemardesque. Alors qu’il était parti, avec des amis, retrouver sa professeure à l’hôpital de Shinjuku, voici que la destruction de Tokyo s’abat brutalement… ne laissant intact derrière elle que ce lieu.

Le jeune étudiant se réveille, le corps couvert de tatouages.

Il est devenu un demi-démon et le voilà prêt à en découdre avec ceux qu’il juge responsable de la Conception (nom donné à cette brutale fin du monde).

Un jeu fort addictif… et répétitif à la fois

Je suis restée délibérément vague au niveau de l’histoire afin de ne pas trop vous en dévoiler mais sachez que l’intrigue montera crescendo au fil du temps. Il sera beaucoup plus intéressant au fur et à mesure qu’on parcourra inlassablement les couloirs et donjons du jeu. Et ils seront nombreux. Très très nombreux. Et c’est peut-être pour cette raison que ça ne pourra pas plaire à tout le monde.

En effet, le plus gros du jeu consiste à traverser différentes zones de la ville mais surtout à courir à droite et à gauche dans des donjons, pour la plupart, terriblement labyrinthiques. J’avoue avoir eu du mal à me repérer d’autant plus que j’ai un sens catastrophique de l’orientation. Certes, nous avons la possibilité de voir la carte de la zone mais il n’en reste pas moins difficile à se repérer dans certains endroits… La faute à un gameplay un peu trop rigide sur les bords.

C’est ce qui m’a frappé, de prime abord d’ailleurs, est justement ce gameplay un poil trop raide, surtout au niveau des déplacements de notre personnage et celui du contrôle de la caméra. Cela n’a pas évolué depuis la version sur PS2, ce qui peut être assez déroutant au début. Mais, après quelques heures de jeu, on finit par s’y faire et apprécier pleinement ce que nous propose cette aventure.

Le principe du jeu est simple. Afin de découvrir ce qui se cache derrière cette Conception destructrice, notre personnage devra crapahuter à droite et à gauche, et faire pas mal d’allers et retours aussi. Sur son chemin, des monstres vont lui barrer la route. On ne les voit pas à l’écran et il va falloir s’attendre à en croiser des tonnes d’adversaires. Une fois le combat déclenché, on sera amené à contrôler notre personnage ainsi que les différents monstres qu’on aura recruté ici et là au fil du temps.

Les affrontements se font au tour par tour et, si on ne veut pas qu’ils durent trop longtemps, on n’aura pas d’autre choix que de trouver le point faible de nos adversaires afin de le retourner contre eux.

Cela pourrait paraître simple mais ne vous fiez pas aux apparences. Shin Megami Tensei III Nocturne est difficile, voire un peu trop par moments. Il m’est arrivé de perdre toute mon équipe face à des attaques destructrices d’un boss. Le seul moyen de ne pas mordre la poussière trop rapidement est d’augmenter les statistiques et compétences de nos personnages. Et pour cela, il n’y a pas d’autre solution que d’enchaîner des tas de combats.

Heureusement, très vite, nous aurons la possibilité de fusionner les monstres pour en créer de nouveaux, beaucoup plus puissants que les originaux. Tout ceci ne sera disponible qu’à la Cathédrale des Ombres, endroit très utile et primordiale pour le bon déroulement de l’aventure.

Tout au long de l’aventure, on croisera des tas d’esprits, plus ou moins bienveillants, qui nous donneront des tas de conseils fort utiles, pour la plupart. Grâce à eux on saura qu’il n’est pas nécessaire de tabasser tout ce qui se présentera à nous. En effet, certains monstres nous demanderont de leur laisser tel ou tel objet de soin ou d’attaque et selon notre réaction, ils pourront venir grossir le rang de nos alliés… ou prendre la fuite en nous laissant un item spécial en guise de remerciement.

Notre personnage principal peut également ingurgiter des Magatama, qu’on peut acheter ou trouver auprès de certains monstres. Ce sont des aptitudes spéciales réservées aux demi-monstres. Grâce à eux, notre héro peut changer ses capacités, sa résistance à tel ou tel élément etc… Cela nous sera très utile, voire vitale, face à certains boss.

Malgré l’aspect un peu répétitif de l’ensemble, j’avoue avoir pris énormément de plaisir à parcourir cette aventure haute en couleurs. Très addictive, elle m’a scotché devant ma console durant de très très longues heures.

Un portage qui n’apporte que très peu de choses en plus

Au niveau des graphismes, je n’ai vu qu’une très légère amélioration, au niveau du lissage des personnages, mais rien de bien folichon non plus. Les environnements qu’on aura à traverser seront désespérément vides et c’est bien dommage.

Heureusement l’intérêt du jeu réside ailleurs.

Il réside dans cette histoire particulière et intéressante dès les premiers instants de l’aventure.

Cerise sur le gâteau, il bénéficie de sous titres français ainsi que des doublages japonais de qualité, ce qui n’est pas négligeable.

De plus, j’ai trouvé la bande originale particulièrement réussis, sans compter cette ambiance particulière qui nous saisit parfois à la gorge.

Enfin, sachez que selon le niveau de difficulté choisi, vous allez en avoir pour votre argent. En effet, attendez-vous à passer d’innombrables heures devant votre console et l’expérience sera particulièrement jouissive du début jusqu’à la fin, pour peu qu’on apprécie ce genre de jeu, bien entendu.

Conclusion

Shin Megami Tensei III Nocturne est un très bon jeu que je recommande à tous les amateurs et amoureux de JRPG singuliers et addictifs. Malgré quelques défauts, notamment au niveau des graphismes et du gameplay un poil rigide, l’aventure reste particulièrement agréable à parcourir et se révèlera, très vite, étonnamment addictive.

Merci pour vos lectures !

Saviors of Sapphire Wings / Stranger Of Sword City Revisited (Switch) – Une duologie sympathique mais qui reste sur ses acquis

Lorsque j’ai eu vent de la sortie de cette compilation de deux « dungeons crawlers » que je ne connaissais point, j’étais extrêmement emballée. J’avais hâte de m’y plonger. Grâce à la confiance et à la générosité de Koch Media, j’ai pu avoir l’opportunité de tester cette duologie qui me paraissait bien prometteuse.

Avant toute chose, sachez que ces deux jeux ne bénéficient pas de sous titres français. Ils sont en anglais et il faudra avoir un certain niveau pour pouvoir comprendre pleinement tous les dialogues qui s’y trouvent.

Saviors Of Sapphire Wings

Tout commence par la fin. En effet, on assiste au dénouement de l’affrontement du bien contre le mal. Mais ici, rien ne va se passer comme prévu. Les guerriers du bien sont vaincus et le mal triomphe.

Cent ans ont passé et l’espoir semble renaître petit à petit. Les guerriers d’antan sont réincarnés et prêts à en découdre de nouveau contre les forces du mal.

Bon, comme vous avez sans doute pu le remarquer, le scénario est assez basique. Ce n’est clairement pas là que réside l’intérêt du jeu.

Après une petite entrée en matières, nous voilà propulsés… dans la création de notre personnage. Nous pouvons choisir son aspect, sa classe et ses capacités au combat. A noter qu’il en sera de même pour les futurs combattants qui viendront grossir, petit à petit, nos rangs.

La plupart du temps, nous serons amenés à parcourir d’inlassables donjons à la recherche de cibles à occire. Il faut dire que, depuis que les forces du mal ont pris le dessus sur celles du bien, le monde est envahi de viles créatures. Il est donc de notre devoir d’en venir à bout. Pour cela, rien de plus simple.

On se déplace, en vue FPS, en compagnie de six compagnons préalablement choisis, et on explore moults donjons tous plus austères les uns que les autres. Sur notre chemin, on va croiser des ennemis qui apparaîtront de manière aléatoire. Parfois, on les visualisera avec l’icône combat mais il leur arrivera également de nous tomber dessus de façon sournoise. Ensuite l’affrontement au tour par tour se déclenche. On aura le choix entre faire une attaque basique à l’épée, employer des sorts (tels que soins, magie du feu etc…), se mettre en garde ou utiliser des objets. A première vue, ça pourrait paraître assez simple mais ne vous reposez surtout pas sur vos lauriers car les combats se compliqueront très très vite, surtout si on ne connaît pas les points faibles de nos adversaires en face.

Afin de se mesurer contre des boss de plus en plus sournois et coriaces, rien de tel que de bien préparer nos combattants. Et pour cela, il va falloir nouer et renforcer les liens entre eux et nous. Tout se passera dans notre chambre. On fait venir un de nos combattants, on papote avec lui, on lui promulgue de bons conseils ou on l’écoute d’une oreille attentive et le tour est joué, le lien se renforce. On pourra même nouer, plus tard, une relation amoureuse si on le souhaite. Mais attention à ne pas se tromper dans les différentes réponses disponibles lors des dialogues sous peine de voir tous nos efforts de rapprochement tomber à l’eau.

Une fois nos liens renforcés, on est plus efficaces sur le terrain et c’est franchement très appréciable.

Outre cet aspect combat, on peut également sécuriser un donjon en mettant des appâts à certains endroits spécifiques pour attirer des monstres, les annihiler et ainsi avoir accès à des coffres renfermant des objets fort sympathiques.

Malgré son aspect un peu vieillot sur les bords, surtout au niveau des graphismes, son absence de sous titres français qui pourrait rebuter certains joueurs et une histoire très convenue, Saviors Of Sapphire Wings reste un petit dungeon crawler sympathique à parcourir. Mais il ne restera pas dans les annales, ni dans les mémoires d’ailleurs.

Stranger Of Sword City Revisited

Un avion se crashe dans un étrange endroit et une seule personne survit à cette catastrophe. C’est notre personnage (féminin ou masculin qu’on aura préalablement créé). A peine venons-nous de reprendre nos esprits qu’on est brutalement attaqué par une terrifiante créature. Heureusement pour nous, une mystérieuse guerrière (habillée en lycéenne) vient à notre rescousse. Elle nous dit ensuite que nous faisons partie d’une guilde d’Elus dont les âmes ne peuvent mourir. Ensemble, on sera amenés à combattre les Lineages qui renferment des cristaux de sang qu’on doit récolter.

Commence alors une très longue quête pour sauver notre monde.

Là aussi, le scénario ne brillera pas par son originalité. Le principe reste le même. Après une courte introduction et quelques mots de tutoriel, nous voilà propulsés au cœur de nombreux donjons où on devra occire un maximum de monstres avant de faire face au boss du niveau.

Avant de partir en exploration, on devra choisir les différents combattants qui nous accompagneront dans notre périple en gardant à l’esprit qu’ils peuvent mourir pour de bon. En effet, ici, leur système de régénération dépendra de leur âge et de leurs points de vie. Plus ils subiront de dégâts, plus ils pourraient être annihilés à jamais.

Lors des nombreux affrontements il faudra prendre garde aux attaques parfois surpuissantes de nos adversaires. La seule façon de les contrer sera d’augmenter l’agilité de nos combattants de façon exponentielle pour qu’ils puissent les éviter efficacement… et ainsi rester un peu plus longtemps à nos côtés.

Bien entendu, on devra également veiller à leur procurer les meilleures armes, les meilleures armures et objets de soin.

Car, mine de rien, ce ne sera pas une mince affaire et, très rapidement, on va se heurter à de sérieux pics de difficulté. Et si jamais on voit qu’un de nos combattants est sur le point de trépasser, il est fortement recommander de fuir, sortir du donjon et regagner la base des Elus où tout le monde pourra retrouver ses forces.

Chaque exploration de donjons nous amène son lot de dangers. Certains ennemis peuvent même lancer des sorts pouvant être néfastes à notre équipe. Une grande prudence est donc de mise lorsqu’on s’engage dans un des nombreux donjons qui nous attendront dans le jeu.

Notre but est donc d’amasser les cristaux de sang qui nous permettra de débloquer de nouvelles capacités pour nos combattants ou nous permettre de renforcer les liens qui existent entre eux. En effet, à chaque fois, ce choix cornélien nous sera proposé. La fin dépendra de nos décisions concernant ces fameux cristaux de sang.

Ce qui m’a le plus marqué dans ce jeu c’est bel et bien l’ambiance. Qui sera étonnamment sombre, voire complètement désespérée par moments. Les graphismes sont également plus réussis et aboutis que pour Saviors Of Sapphire Wings et j’ai vraiment pris du plaisir à y jouer malgré sa difficulté bien frustrante par moments.

Conclusion

Cette duologie de dungeon crawlers est sympathique pour peu qu’on adhère au gameplay rigide et au manque de traduction des sous titres. De mon côté, j’ai passé de nombreuses heures bien sympathiques avec chacun d’entre eux et je suis loin d’en avoir fini avec ces deux aventures.

Merci pour vos lectures !

Persona 5 Strikers (PS4 / Switch) : Qu’il est bon de retrouver nos voleurs fantômes préférés !

En avril 2017 sortait dans nos contrées l’excellent Persona 5 qui a bénéficié, en mars 2020, d’une version améliorée : Persona 5 Royal.

Cerise sur le gâteau, ce dernier bénéficiait également de sous titres français, ce qui n’était pas négligeable. Grâce à ça, plusieurs joueurs ont pu faire la connaissance de cette licence qui ne laisse clairement pas de marbre.

Ayant adoré Persona 5, j’avais hâte de retrouver mes voleurs fantômes dans Persona 5 Strikers, un spin off ou plutôt une suite de leurs aventures.

Après les Palais… Voici venu le temps des Prisons…

Six mois ont passé depuis les évènements de Persona 5 (l’original pas la version améliorée Royal). Les voleurs fantômes ont repris le cours de leur vie. Mais ils sont sur le point de se retrouver… afin de faire face à de nouvelles menaces.

Ici et là, des habitants développent d’étranges obsessions pour tel ou tel artiste. Ils sont comme englués dans une sorte de prison mentale.

Les métanoïa sont-elles de retour ?

Il est temps, pour nos voleurs fantômes, de reprendre du service !

Un beat’em all bondissant à la sauce Persona

Dans cette suite, les voleurs fantômes sont donc confrontés à un nouveau danger : Des Prisons qui apparaissent un peu partout.

Le principe des Persona reste inchangé, dans l’ensemble. On lit pas mal de dialogues. On enquête ici et là afin de recueillir des informations sur notre suspect. On trouve les mots clés afin de pouvoir pénétrer dans ladite Prison. Et on explore des donjons (parfois bien alambiqués).

C’est au niveau des combats que le jeu prend une toute autre direction. Au milieu de notre exploration, on sera amené à combattre des ennemis… Beaucoup, beaucoup d’ennemis. En tous genres. Comme avec Persona 5, on aura la possibilité de leur sauter dessus par derrière afin de prendre l’ascendant sur l’affrontement.

Et si on ne prend pas garde, ce sont eux qui peuvent nous étourdir, ce qui leur donne un avantage certain sur le combat.

Ensuite, une fois l’affrontement enclenché, on peut switcher entre quatre voleurs fantômes qu’on aura préalablement choisi. Le but étant de repousser toutes les hordes d’ennemis qui vont affluer vers nous. Cela va donc se taper dans tous les sens et, parfois, j’avoue que la lisibilité des combats laissait un peu à désirer sur les bords. Surtout lorsqu’il y avait trop de monde à l’écran.

Mais, malgré cette action endiablée en direct, on retrouve, avec plaisir, tous les mécanismes qui ont fait le succès de Persona 5. J’ai adoré déclenché l’assaut général contre un ennemi et lui mettre le coup de grâce avec les coups spéciaux de mes personnages. On a également la possibilité d’utiliser certains éléments du décor (de grands pics de glace par exemple) afin d’affaiblir un ennemi, voire un boss. Nos Persona nous seront également d’une très grande utilité. Et, bien entendu, il sera préférable de discerner les points faibles des adversaires si on ne veut pas que notre équipe de voleurs fantômes passent rapidement de vie à trépas.

De temps en temps, Futaba, notre hackeuse préférée, sera amenée à pirater des ordinateurs. Durant le laps de temps où elle opérera, on devra la protéger contre des myriades d’ennemis tous plus belliqueux les uns que les autres. Dans ces moments-là, il est fortement conseillé de rester à ses côtés pour repousser les ennemis sous peine de devoir recommencer l’opération de protection depuis le début.

Les donjons à explorer seront, comme toujours, très labyrinthiques et on devra, souvent, rebrousser chemin face à une porte close. Si on ne veut pas rester indéfiniment coincé à un endroit, il suffira de déclencher notre troisième œil afin de voir les éléments du décor pouvant nous aider à sortir de ce mauvais pas. Il s’agira, parfois, d’un simple conduit à aération qu’on ne discernerait pas forcément à l’œil nu.

Parallèlement aux combats et à l’exploration, on peut, bien entendu, créer des Persona en fusionnant d’autres, en invoquer ou renforcer celles que nous possédons déjà. Pour cela, il suffit de se rendre à la Chambre de Velours ou Lavenza, une mystérieuse jeune fille, nous y attend. Elle se fera un plaisir d’exécuter nos ordres. Et nous promulguer parfois de drôles de conseils.

Comme vous avez pu le constater, on retrouve bel et bien tous les ingrédients qui avaient fait le succès de Persona 5 et, personnellement, je me suis régalée de bout en bout. Il est juste dommage que le système de liens entre les voleurs fantômes ne soit pas aussi poussé que dans Persona 5 sinon le reste est vraiment dynamique et addictif.

Une bande sonore exceptionnellement réussie

Concernant les graphismes, c’est sympa mais, parfois, un léger aliasing gâchait un peu l’ensemble. C’est dommage mais pas catastrophique non plus.

J’ai vraiment adoré retrouvé mes voleurs fantômes et surtout ces lieux mythiques de Persona 5 qui m’avaient bien manqué, comme le fameux Café Leblanc, lieu où se retrouve toute notre équipe de jeunes héros.

Mais, le gros point fort pour moi se trouve au niveau des mélodies du jeu. Elles sont exceptionnelles et collent à la perfection à l’ambiance bondissante de Persona 5 Strikers. Très dynamiques et entraînantes, elles nous accompagnent agréablement dans notre exploration des différents donjons.

L’ambiance, très vivante, des quartiers est très bien retranscrite. Et on prendra beaucoup de plaisir à répondre aux différentes requêtes des habitants.

Enfin, sachez que la durée de vie est nettement moins longue que celle de son prédécesseur. Comptez une cinquantaine d’heures pour en voir le bout contre plus de cent heures pour Persona 5.

Conclusion

Persona 5 Strikers est une suite très réussie de l’excellent Persona 5. Quel plaisir de retrouver cette équipe très attachante des voleurs fantômes. Même s’il n’est pas nécessaire de faire Persona 5 pour s’attaquer à celui-ci, je vous conseillerais quand même de le parcourir, histoire de comprendre les différentes histoires et personnalités de tel ou tel personnage.

Certes, la durée de vie est nettement plus courte que son prédécesseur mais l’expérience ludique est bel et bien au rendez-vous et c’est ça qui compte, n’est-ce pas ?

Merci pour vos lectures !

Avis réalisé à partir d’une version presse fournie par l’éditeur.

Fallen Legion Revenants Vanguard Edition (PS4, Switch) : La vengeance n’a jamais été aussi tortueuse.

Fallen Legion Revenants est le dernier opus d’une licence que je ne connaissais que de nom. Au vu de son ambiance gothique particulièrement appuyée, il me tardait de le tester. J’ai eu l’opportunité et l’honneur de recevoir une version presse PS4 de Koch Media que je remercie chaleureusement.

Et me voici donc prête à en découdre avec le cruel comte Ivor.

Deux destins étroitement liés

Dans un monde ravagé par d’étranges miasmes, Rowena, une revenante assoiffée de vengeance et Lucien, un jeune politicien rusé et charmeur vont unir leurs forces face à un ennemi commun : le cruel Ivor.

Cet effroyable personnage règne en maitre au sein du dernier refuge des humains.

Et, afin de parvenir à leurs fins, tous les coups sont permis.

Un jeu sympa mais un peu répétitif sur les bords

Dès les premiers instants, nous sommes projetés au beau milieu d’un combat. S’ensuit alors une phase de tutoriel des plus complets.

Autant vous prévenir tout de suite, le jeu ne possède pas de sous titres français. Pour couronner le tout, sachez qu’un très bon niveau en anglais sera requis afin de comprendre pleinement l’histoire et surtout prendre les bonnes décisions, mais je vais en reparler un peu plus tard dans l’avis.

Revenons à présent aux combats. Nous dirigeons Rowena mais surtout les trois Exemplars qui vont devoir annihiler tous les monstres et mutants qui se dresseront sur notre chemin. Le principe est simple. Notre groupe avance, en scrolling horizontal, et lorsque des ennemis arrivent à notre rencontre, le temps se fige… et c’est à nous de jouer.

Les affrontements sont en temps réel, ce qui veut dire qu’il n’est pas question de relâcher notre vigilance sous peine d’en prendre plein la tronche par les monstres, face à nous.

Chacun des personnages possède une jauge d’action qui se remplit petit à petit. Pour attaquer, il suffit d’appuyer sur le bouton correspondant à l’Exemplar choisi et celui-ci se jettera dans l’arène. Certes, l’Exemplar peut frapper de son épée ou user de magie mais le plus important, c’est qu’il puisse contrer les attaques de ses adversaires… au bon moment.

En effet, s’il y parvient, il a la possibilité de renvoyer les coups donnés à l’envoyeur, et ce sera extrêmement jouissif d’autant que ce dernier peut se figer, l’espace d’un instant, nous laissant tout le loisir de réduire sa barre de vie au maximum. Cette technique de contre sera particulièrement efficace face aux boss un tantinet coriaces sur les bords.

Le rôle de Rowena, un peu plus en retrait, sera de promulguer les soins et ressusciter les alliés tombés au combat.

D’ailleurs, pendant qu’on y est, savez-vous ce qu’est un Exemplar ? Non ? Et bien ce sont de valeureux guerriers d’antan qui peuvent renaître à la vie grâce à leurs armes. Il faudra donc les trouver au fur et à mesure de l’avancement de l’histoire (et des différents embranchements scénaristiques) afin de débloquer une armée de puissants combattants.

Chaque victoire nous apportera son lot de nouvelles capacités afin de renforcer nos Exemplars.

Il faudra veiller à bien les équiper pour ne pas mourir prématurément, ce qui peut arriver plus vite qu’on le pense.

Parallèlement à ces combats sympas mais un peu répétitifs à la longue, nous allons également aider Lucien à faire son coup d’état. Pour cela il faudra déambuler de pièce en pièce afin de séduire de potentiels futurs alliés. Et là, tous les coups sont permis. De la flatterie à outrance au pire des mensonges. De toute façon, c’est pour la bonne cause.

Il devra également récolter des informations ici et là afin de guider Rowena jusqu’à la victoire.

Je peux vous assurer que le chemin sera rempli d’embûches.

Une ambiance gothique à la sauce Castlevania

J’avoue que l’ambiance du jeu m’a séduite, et ceci, grâce à une bande sonore irréprochable. C’est même le plus gros point positif du jeu. Les musiques sont entraînantes et nous en mettent plein les oreilles. Elles collent parfaitement à l’ambiance sombre et gothique du jeu. Les graphismes sont également en adéquation avec ce thème. Ils ne sont pas sans rappeler, un certain Castlevania par moments.

Comme je le disais un peu plus haut, le jeu ne possède que des sous titres anglais. Cela pourrait malheureusement bloquer les joueurs ne maîtrisant pas cette langue d’autant plus qu’un niveau assez élevé sera demandé pour une compréhension complète des enjeux de l’histoire.

Pour ce qui est de la durée de vie, tout dépendra de votre implication. En effet, les combats, très répétitifs, pourraient en décourager certains d’entre nous. Si vous n’y êtes pas récalcitrants alors vous pourriez passer pas mal d’heures devant le jeu, d’autant plus qu’il y a plusieurs embranchements scénaristiques et de dénouements possibles.

Conclusion

Fallen Legion Revenants Vanguard Edition est un Action-RPG sympathique mais qui souffre, hélas, de combats un peu trop répétitifs sur les bords. Heureusement, l’histoire, de plus en plus captivante, parvient à rehausser le niveau et la délicieuse bande sonore ne pourra que finir de vous convaincre de vous jeter, quand même, à l’eau… si vous possédez un sérieux niveau en anglais, bien entendu.

Merci pour vos lectures !

Ys IX Monstrum Nox (PS4) : Briser les chaînes d’une malédiction n’a jamais été aussi jouissif.

Étant une très grande fan de la licence Ys, il me tardait de tester ce fameux Monstrum Nox qui m’avait l’air prometteur. J’avais hâte de retrouver Adol Christin, l’aventurier aux cheveux rouges.

Grâce à la confiance et la générosité de Koch Media, j’ai eu la chance de bénéficier d’une version presse sur PS4. Inutile de vous préciser que, dès la réception de ce petit bijou, je me suis jetée très rapidement dessus. Et me voilà prête à en découdre avec toutes les créatures de la nuit qui m’y attendaient.

Prisonnier de son destin

Alors qu’Adol, accompagné de son partenaire et ami Dogi, pensait pouvoir passer des moments tranquilles dans la cité de Balduq, voilà qu’il est arrêté et jeté dans une sombre prison sans qu’il ne sache vraiment pourquoi.

Bien entendu, il lui est impossible de rester croupir là-dedans. Le voilà qui s’évade.

Sa route croise alors celle d’une énigmatique femme.

Et c’est là que tout bascule.

Un Ys bondissant et addictif

Après un huitième épisode exceptionnel, j’avais peur que ce nouvel opus ne soit pas à la hauteur de son aîné. Force est de constater qu’il n’en est rien. Cette nouvelle aventure d’Adol Christin est vraiment à la hauteur de mes attentes. Outre un scénario des plus mystérieux, ce Monstrum nous offre une panoplie de personnages particulièrement attachants.

Victimes d’une malédiction les empêchant de sortir de la cité pénitentiaire, Adol et ses alliés doivent combattre des créatures de la nuit. Chaque victoire leur rapporte des points Nox. Une fois que ceux-ci atteignent 100, une nouvelle section de Balduq se déverrouillait.

Au niveau des combats, le gameplay reste inchangé. Toujours aussi dynamiques et bondissants, les affrontements sont terriblement addictifs, d’autant plus qu’il nous est possible de déclencher de terribles combos, pouvant annihiler plusieurs ennemis à la fois. Pour cela, il suffisait de taper un adversaire jusqu’à ce que notre jauge de capacité spéciale se remplisse. Et ensuite, bonjour les dégâts.

À noter que, si on évite un coup au dernier moment, on peut répliquer par une contre-attaque foudroyante, ce qui est bien jouissif, surtout face à un puissant adversaire.

On a également la possibilité de switcher entre les trois personnages qui composent notre équipe afin de tester plusieurs techniques de combat.

Le seul petit souci que j’aurai à relever est le manque de visibilité lorsqu’il y a un peu trop de monde à l’écran.

Mais, pour ce qui est du reste, c’est du plaisir à l’état pur.

Au fur et à mesure que nos alliés vont venir nous rejoindre, on aura la possibilité d’utiliser leurs facultés spéciales comme : une force surhumaine, voler d’une plateforme à une autre ou même voir des choses invisibles à l’œil nu par exemple.

Ces pouvoirs seront nécessaires pour avancer dans l’histoire donc il ne faudra pas hésiter à tous les tester, le moment venu.

Parfois, on sera amené à combattre des flots de créatures de la nuit dans un mode spécial appelé Nuit de Grimwald. Avant chaque affrontement, il nous sera fortement recommandé de renforcer nos défenses avant de se jeter à l’eau. Ces phases d’affrontements intensifs vont nous permettre de récolter des matériaux rares, ce qui n’est pas négligeable, surtout si on veut améliorer nos armes.

Bien entendu, on pourra accomplir toutes sortes de quêtes annexes qui pourront nous rapporter de l’argent ou des produits rares.

On peut également faire nos emplettes en ville et en profiter pour renforcer nos armes et nos armures, ce qui nous sera fort utile face à certains boss particulièrement coriaces et sournois.

Des graphismes assez moyens mais une bande sonore au top !

 C’est ce qui m’a sauté aux yeux dès les premiers instants de jeu. Les graphismes semblaient d’un autre temps. Ce n’était pas très joli, notamment lorsqu’on devait parcourir de longs donjons gris et tristes.

La cité de Balduq est, elle aussi, d’une tristesse sans nom.

Bon, en même temps, il s’agit d’une ville pénitentiaire.

Ceci explique sans doute cela. Il n’empêche que les graphismes ne sont clairement pas le point fort de cet opus.

Néanmoins, tout n’est pas à jeter pour autant. Je pense notamment au design des personnages principaux. Certains étaient extrêmement charismatiques.

Les doublages japonais sont également extrêmement réussis.

Mais, mon gros coup de cœur est, sans aucun doute, pour la bande sonore. Tour à tour dynamiques puis mélancoliques, les mélodies nous accompagnent agréablement durant cette aventure remplie de rebondissements et de retournements de situation. Elles nous immergent totalement dans cette cité pénitentiaire et nous prennent aux tripes durant les moments tragiques.

Pour ce qui est de la durée de vie, sachez qu’il m’a fallu une bonne cinquantaine d’heures de jeu avant d’en voir la fin, ce qui est très bien pour un jeu de cet acabit.

Franchement, je n’ai pas vu le temps passer pendant que j’y jouais.

J’étais tellement obnubilée par cette étrange histoire que j’en ai perdu la notion du temps.

Je ne voulais qu’une chose : c’est continuer encore et toujours pour savoir le fin mot de toute cette énigmatique histoire.

Conclusion

Ys IX Monstrum Nox est une pépite à l’état pur. Que cela soit au niveau de l’histoire, des combats ou de la bande sonore, tout a été réuni pour nous faire passer de très agréables moments en compagnie d’Adol et de ses compagnons.

De plus, le jeu est intégralement traduit en français alors n’hésitez plus et jetez-vous sur cette aventure qui ne vous laissera certainement pas de marbre.

Merci pour vos lectures !

Atelier Ryza 2, Lost Legends & the Secret Fairy (PS4 / Switch) : une suite rafraichissante à souhait

En septembre 2019 sortait Atelier Ryza, le tout dernier né de cette licence fraîche comme la rosée que j’affectionne tout particulièrement. J’y ai fait la connaissance Ryza, une jeune alchimiste adorable et douée comme tout.

Quel bonheur de pouvoir la retrouver dans cette nouvelle aventure qui me paraissait bien prometteuse !

Et c’est reparti pour un tour !

Trois ans se sont écoulés depuis les dernières péripéties. Ryza est retournée à sa petite vie tranquille et force est de constater qu’elle s’ennuie un peu. Elle a l’impression de ne plus faire de progrès dans le domaine de l’alchimie et cette prise de conscience la désole au plus haut point.

Un soir, elle reçoit la visite de Moritz Brunnen, riche aristocrate et père de Bos, qui lui demande de faire des recherches sur une mystérieuse pierre… ressemblant étrangement à un œuf.

Débute alors une fantastique aventure qui va emmener notre jeune Ryza à la rencontre d’étranges ruines antiques et mystiques.

Une aventure haletante pour une suite réussie

Avant toute chose, sachez que le jeu bénéficie des sous titres français, ce qui est fort appréciable. D’autre part, si vous n’avez pas fait le premier opus, sachez que Ryza vous fait un bref résumé durant le prologue.

Très rapidement, on va entrer dans le vif du sujet et notre jeune alchimiste va enfin pouvoir sortir de sa zone de confort.

Bien entendu, le cœur de cette nouvelle aventure reste l’alchimie. Ryza va devoir partir à la recherche d’ingrédients dans les différentes régions afin de créer des objets, des armes et même de la nourriture. Tout un monde de découvertes et de merveilles s’ouvre à elle et on en redemande.

Le principe de l’alchimie reste inchangé. Après avoir débloqué la recette, via un arbre des compétences, on devra se mettre en quête d’ingrédients nécessaires à la création. Une fois ceux-ci réunis, il faudra les ajouter petit à petit et veiller à sélectionner ceux ayant le plus de qualité, afin d’obtenir un résultat optimal.

Petite précision : une faucille ne récoltera pas forcément la même chose que le sceptre magique par exemple. Il est donc fortement recommandé de tester tous les outils de récolte mis à notre disposition afin de ramasser le maximum d’ingrédients.

L’alchimie est vraiment le cœur du jeu et il faudra donc s’attendre à passer énormément de temps devant le chaudron magique de Ryza.

À noter qu’il faudra parfois accomplir certaines quêtes afin de pouvoir poursuivre l’aventure principale.

Le second point fort du jeu se situe au niveau des combats, toujours plus dynamiques. Tout comme pour le premier opus, Les personnages et ennemis attaqueront à tour de rôle selon une jauge d’action. Lorsque c’est notre tour, on aura le choix entre attaquer, se défendre ou faire appel à l’une des nombreuses capacités spéciales de notre personnage. Ces dernières se débloqueront au fur et à mesure de la montée en puissance de ce dernier.

Inutile donc de vous préciser qu’il faudra enchaîner pas mal de combats afin de s’assurer la victoire face à certains boss particulièrement coriaces.

D’ailleurs, chaque adversaire possèdera son point faible et c’est à nous de le cerner pour gagner rapidement.

Il pourrait également arriver que nos alliés nous demandent une attaque magique ou physique en plein milieu d’un affrontement. Si on arrive à l’exécuter à temps, cela déclenche instantanément une réaction en chaine de leur part. Ce qui peut abréger fortement le combat.

On sera également amené à explorer d’étranges ruines et récolter des informations fort intéressantes sur leurs histoires. Si on mène ces investigations à leur terme, on gagnera des points de compétences nous permettant de débloquer de nouvelles recettes.

Parallèlement à l’histoire principale, on pourra accomplir des quêtes secondaires pour les habitants afin d’augmenter notre réputation en ville. Ces petites quêtes nous permettront également de gagner de l’argent afin d’embellir et décorer l’habitat de Ryza.

Un jeu enchanteur pour une expérience très sympathique

Les graphismes sont assez réussis notamment au niveau de certains environnements qui en mettent plein la vue. Tour à tour mystique puis enchanteur, aucun d’entre eux ne laisse indifférent.

J’ai juste noté quelques soucis de caméra, notamment lorsque Ryza se déplaçait. Elle avait tendance à zoomer n’importe où, ce qui était assez pénible par moments.

J’ai apprécié la personnalité et le design des nouveaux alliés de Ryza et j’ai été ravie de revoir des visages familiers, issus de la première aventure.

L’humour y est omniprésent et je me suis régalée.

La bande sonore est à l’image du jeu, légère et mystérieuse à la fois. Les mélodies accompagnent, de façon très agréable, cette aventure et collent parfaitement à son ambiance unique.

Pour ce qui est de la durée de vie, il faudra s’attendre à des heures et des heures de jeu. En effet, comme dans tout bon jeu Atelier qui se respecte, on pourra passer un nombre incalculable d’heures juste à flâner ici et là afin de récolter un maximum d’ingrédients. C’est vraiment une licence agréable à parcourir et rafraichissante comme la rosée du matin.

Conclusion

Atelier Ryza 2 est une suite des plus réussies. Elle arrive à nous captiver dès les premiers instants du jeu. J’ai pris un véritable plaisir à parcourir ses nouvelles contrées à la recherche de la vérité qui s’y cache.

Je vous recommande chaudement ce nouvel opus d’autant plus qu’il bénéficie de sous-titres français, ce qui est un très bon point positif, vous ne trouvez pas ?

Merci beaucoup pour vos lectures !

Test réalisé à partir d’une version presse (PS4) fournie par l’éditeur.

Test de Puyo Puyo Tetris 2 (Xbox One / Switch / PS4 / PC) : Il n’y a pas que Marvel qui sait faire des crossovers !

S’il y a bien un genre qu’on croyait rangé au rayon des souvenirs lointains, c’est bien celui des puzzle games. En tête du genre, Tetris a pourtant fait un retour remarqué sur Switch avec Tetris 99, puis avec Tetris Effect et la version « Connected ».

Pourtant, avant cela, un crossover avait réuni cette licence phare du puzzle avec l’excellent Puyo Puyo, autre puzzle game de Sega. Puyo Puyo Tetris était alors apparu chez nous en 2017. C’est ainsi que fin 2020, sa suite est arrivée sur nos consoles pour mettre à nouveau nos réflexes et notre logique à rude épreuve.

Derrière un principe simple, une histoire

Aussi surprenant que cela puisse paraitre, Puyo Puyo Tetris 2 propose un mode histoire, une réelle aventure qui réunit à nouveaux des personnages des deux univers. Dès le début, une rencontre improbable se produit entre Ringo, reine des Puyo, et Tee, le champion des Tetrominos. Une fois passée leur surprise, ils vont tenter de comprendre ce qui a à nouveau réuni leurs deux mondes, et cela va prendre alors l’apparence d’une aventure à travers le monde. A l’écran, cela prend la forme d’un traditionnel plan, avec des points particuliers correspondants chacun à un niveau. Tout cela s’articule grâce à des dialogues entre les personnages, de plus en plus nombreux au fil des rencontres. S’il est possible de les incarner ensuite, il faudra d’abord les battre, le scénario justifiant à chaque fois la confrontation grâce aux scènes intermédiaires, peu animées mais très colorées et sympathiques. Je regrette cependant leur tendance au bavardage, ce qui m’a souvent conduit à passer les dialogues sans pour autant perdre le fil de l’histoire, ce qui montre bien cet allongement inutile.

Graphiquement, le jeu prend un aspect de manga animé assez classique, mais agréable. Les personnages sont diversifiés, allant des garçons et filles aux tenues bariolées à des individus plus originaux comme une sorte de poisson ou un chien froussard. En soi, dans l’aventure, cela ne change pas grand-chose, sauf le type de jeu auquel on aura affaire, entre les Puyos et le Tetris.

Les deux jeux ont l’avantage de proposer des gameplays aussi faciles à comprendre que difficiles à bien maitriser. Pour bien comprendre les subtilités de chacun, le jeu a la bonne intelligence de disposer d’un tutoriel par lequel il sera judicieux de passer si on n’a pas joué à ces jeux depuis longtemps, ou si on veut en voir des mécaniques plus avancées. C’est d’autant plus utile que bien souvent, on aura affaire aux deux univers simultanément, face à face ou pire avec ces modes où les deux jeux s’alternent à intervalles réguliers.

Pour en revenir au mode aventure, il est découpé en 7 chapitres recelant bien des mystères pour comprendre ce qui est arrivé à nos héros et à leurs mondes. « Qui est derrière tout ça ? » Ils le découvriront au fil des niveaux. En parlant de niveaux, j’avoue avoir été parfois perdu dans leur enchainement. Ainsi, on arrive parfois dans un niveau « bonus » sans qu’on s’en rende compte puis, après l’avoir fini, on revient à la carte sans qu’on sache ce qu’il faut faire ensuite. Un bouton d’accès rapide est là bien heureusement, mais il me fait penser qu’il a été mis là justement à cause de cette tendance à se perdre un peu. Les joueurs avides de challenge seront servis, car certains niveaux sont vraiment compliqués, et il faudra parfois s’y reprendre à plusieurs fois. Arriver au bout de l’aventure demandera plusieurs heures, je dirais une douzaine d’après ma progression.

Des tas de modes de jeux

Une fois l’aventure terminée, ou pour varier les plaisirs, on pourra alors se tourner vers les nombreux modes que propose Puyo Puyo Tetris 2.

Le mode solo tout d’abord propose 7 modes différents, allant du classique Versus au mode Combat de talents. Si le mode Versus propose simplement des affrontements où on choisit entre les Puyos et le Tetris, le mode Combat de Talents est celui qui m’a davantage intéressé. Il s’agit là de créer une équipe avec les personnages du jeu, selon vos affinités avec l’une ou l’autre des mécaniques, mais aussi en fonction des capacités des personnages. Chacun dispose en effet d’une sorte de pouvoir spécial à activer pendant la partie, et cela peut renverser le cours des événements. Attention tout de même, on prend bien plus de plaisir en jouant entre joueurs en local que contre la machine, celle-ci ayant la fâcheuse tendance à enchainer les combos qui seront fatals pour votre barre de vie.

Le jeu en ligne, quant à lui, propose un mode de versus sans compétition, et un mode Ligue Puzzle qui propose là aussi plusieurs modes différents pour affronter d’autres joueurs.

Malheureusement, le fait de découper selon les régions, et même en général de ne pas permettre le jeu entre les différentes plateformes, tout cela donne un mode en ligne désespérément vide d’adversaires, et c’est bien regrettable. Il ne reste que la possibilité d’affronter des amis via ce mode en ligne, mais c’est une maigre consolation.

Puyo ou Tetris ?

La force de ce crossover, c’est bien de réussir à mêler deux jeux aux mécaniques différentes, en les confrontant même au sein même d’un match. J’ai apprécié le mode où les deux s’alternent : on commence une partie de Puyo Puyo, puis soudain, elle disparait et laisse place à un Tetris … qui repart et la partie de Puyo revient telle qu’on l’avait laissée et ainsi de suite. C’est aussi prenant que stressant !

Le mode aventure ne vous laisse pas le choix entre les deux, et il faudra donc bien assimiler les fonctionnements de chacun, tout en progressant suffisamment pour pouvoir relever les challenges. Si les Tetris (chaine de 4 lignes) sont essentiels, Puyo Puyo demandera lui de réussir des chaines, en faisant s’associer plusieurs séries de 4 Puyos de même couleur. C’est dire d’ailleurs le côté universel de ces jeux, car je me rends compte seulement que je n’avais pas présenté le principe de ces deux jeux. Mais le fallait-il vraiment ?

Alors plutôt que ce titre, j’aurais dû écrire « Puyo ET Tetris » tant les deux se marient bien pour donner un jeu vraiment intéressant. Techniquement, c’est joli et coloré, à l’image d’un animé classique, et les musiques mythiques ont été réorchestrées et collent parfaitement au rythme endiablé des parties de jeu.

Alors, oui le mode aventure est trop bavard, il faut le reconnaitre, mais il a l’avantage de proposer un enrobage à tous ces matchs de puzzle, un univers attrayant, et d’être entièrement traduit dans le texte (voix en anglais ou en japonais).

Les modes de jeux nombreux, à défaut d’être originaux par rapport au précédent Puyo Puyo Tetris, permettent toujours d’assurer de bons moments, en solo mais encore plus à plusieurs joueurs en local. Ne vous fiez pas au style graphique, vous feriez l’erreur comme moi qu’il s’agit d’un jeu enfantin. Au contraire, le challenge est relevé, certains matchs même trop difficiles et il faudra s’accrocher.

Côté prix, il est proposé en boite à 40€. J’aurais trouvé un prix de 30€ plus approprié. Le jeu est disponible sur Xbox, console sur laquelle je l’ai testé (et je remercie pour cela Koch Media qui le distribue), mais aussi sur Playstation et Switch.

Test réalisé par Nicolas à partir d’une version presse fournie par l’éditeur.

Empire Of Sin (PS4/Xbox One/Switch/PC) : Le jeu de stratégie au cœur de la plus impitoyable des guerres de gangs.

Disponible depuis début décembre sur toutes les plateformes, Empire Of Sin nous place dans la peau de quatorze puissants chefs du crime organisé. Soifs de pouvoir et de notoriété, ils sont prêts à tout pour se hisser au sommet.

Chicago, ton univers impitoyable…

Après avoir fait notre choix parmi les quatorze gangsters, nous voilà directement plongés au cœur des gangs mafieux des années 20. C’est donc un univers plein de dangers qui nous attend et il va falloir faire preuve de ruses et de magouilles en tous genres pour espérer s’en sortir.

Après une courte entrée en matières, demande d’aide ou de collaboration, nous sommes amenés à faire prospérer notre empire en concluant des alliances ou en écrasant tous ceux qui se dresseront sur notre chemin.

Et des ennemis, nous en aurons. Des tas. De plusieurs factions. Si, par malheur, nous atterrissions sur le territoire de l’une d’entre elles, nous devions immédiatement rendre des comptes au chef de la bande. À nous de décider si nous désirons collaborer (temporairement) avec lui ou le combattre.

Il est nécessaire, au début, de conclure des alliances afin de protéger ses arrières. En effet, nos collaborateurs peuvent nous aider à annihiler d’autres factions, ce qui pourrait nous être d’une grande utilité dans notre course vers le sommet.

Comme dans toute conquête, il va falloir se battre, férocement, afin d’asseoir notre pouvoir. Pour cela, il nous faudra de l’aide. Ça tombe bien, des bandits, à la recherche d’un emploi, vont affluer vers nous. Il faudra faire un choix parmi eux, sachant que certains ne se supportent pas. Bien entendu, ces inimitiés vont impacter sur le recrutement mais n’ayez aucune crainte, car plus notre notoriété grandira et plus le nombre de mafieux disponibles sera conséquent.

Une fois notre équipe constituée, il est temps de partir à la conquête ou plutôt au pillage des établissements dits abandonnés mais qui abritent tout de même plusieurs brutes épaisses. On devra donc y faire le ménage.

Et là, le combat stratégique au tour par tour s’enclenche en vue de dessus. On dirige notre équipe en la déplaçant petit à petit grâce à des PA (points d’action). On aura le choix entre foncer droit vers l’ennemi pour le dégommer, lui tirer dessus à distance ou se mettre à couvert. Il faudra également anticiper les déplacements de nos adversaires et ce ne sera pas toujours une mince affaire. Car, ces derniers se montreront parfois bien sournois. Et ne parlons pas des chefs de faction qui seront particulièrement coriaces. Au bout d’un certain temps, nous récolterons des points de compétences nous permettant d’acquérir de nouvelles capacités comme des tirs plus puissants par exemple.

Une fois le ménage fait, on pourra prendre possession des lieux et y faire naître un cabaret, une brasserie ou une maison close. Bien entendu, il faudra veiller à avoir assez de liquidités pour l’achat sinon l’établissement restera bloqué, donc inaccessible, pour quelques temps.

Une fois notre commerce acheté, il va falloir le gérer d’une main de maître pour éviter qu’il ne fasse faillite. Pour cela rien de plus simple. On devra veiller à sa sécurité et aux services de qualité qu’il aura à offrir aux clients. Plus ça correspondra à leurs attentes et plus nos affaires prospéreront. On devra donc garder un œil sur tous nos établissements et veiller à leur bon fonctionnement.

Plus nous engrangerons de bénéfices et plus notre notoriété grandira, ce qui nous amènera bon nombre d’adversaires et rivaux à occire. Cette lutte permanente pour le pouvoir ne s’achèvera qu’au moment où tous nos ennemis seront enterrés six pieds sous terre. Inutile donc de vous préciser qu’un très long et tortueux chemin nous attend.

Une ambiance jazzy à l’ancienne très bien reconstituée

C’est ce qui m’a frappée dès le début du jeu. L’ambiance des années 20 était parfaite à tout point de vue. Entre strass, paillettes et dangers à tous les coins de rues, tous les ingrédients des polars d’antan sont réunis. J’ai vraiment apprécié même si, par moments, j’ai trouvé certains environnements un peu vides.

La carte de la ville, par exemple, était réduite à son strict minimum. D’ailleurs, si on le désirait, on pouvait guider notre équipe de mafieux d’un lieu à un autre directement sur la carte.

Pour ce qui est de l’ambiance sonore et des doublages anglais, je n’ai absolument rien à redire. Les mélodies très jazzy collaient parfaitement à l’ambiance du jeu. Et les doublages sont très réussis.

Suite à de nombreux bugs rencontrés au cours du jeu, un gros patch correctif a été déployé afin d’y remédier. Les drapeaux des différents personnages ont été mis à jour, l’éclairage a été réajusté, la synchronisation des dialogues est plus précise etc… Il y a donc énormément de choses qui ont été corrigées et c’est vraiment plaisant. Le jeu est devenu plus fluide et agréable à parcourir.

Enfin, sachez que la durée de vie dépendra de notre implication dans cette opération de conquête de la ville de Chicago. Il faudra s’attendre à de très longues heures si on veut devenir le plus grand chef du crime organisé de tous les temps.

Conclusion

Empire Of Sin est un jeu de stratégie haletant et sympathique comme tout, surtout si vous êtes fan des années 20. Et des guerres de gangs.

Si vous voulez en découdre avec tous les grands caïds de Chicago, alors ce jeu est fait pour vous.

Merci pour vos lectures.

Test réalisé sur une version presse Xbox One fournie par l’éditeur.

Test de Black Desert (Xbox One/PS4) : Un MMORPG dynamique et immersif

Je n’ai jamais vraiment été attirée par les MMORPG (jeu de rôle en ligne massivement multijoueur), préférant savourer mes jeux vidéo en solo.

Mais, lorsque j’ai découvert l’univers de Black Desert Online, j’ai eu envie de m’y plonger. Me voilà donc prête à vivre une seconde vie en tant que puissante guerrière asiatique.

J’ai testé le jeu sur Xbox One grâce à une version presse fournie par l’éditeur mais sachez qu’il est également disponible sur le Gamepass si jamais vous disposez de ce service.

Un monde ouvert extrêmement riche et complexe à la fois

Après avoir choisi mon avatar parmi la vingtaine de classes disponibles, je me suis lancée dans l’aventure, sans vraiment savoir où je mettais les pieds. À noter qu’il est également possible de créer entièrement notre combattant. Pour cela, nous avons, à notre disposition une large palette de choix.

Après avoir opté pour la classe Lahn, jolie guerrière asiatique qui manie le pendulum comme personne, me voici projetée dans un univers autant riche qu’énigmatique.

N’y connaissant strictement rien aux règles des MMORPG, je m’y suis aventurée à l’aveugle. J’ai découvert, petit à petit un univers extrêmement vaste. D’ailleurs, lorsque j’ai jeté un coup d’œil à la carte du monde, j’en ai presque eu des sueurs froides. Elle est littéralement gigantesque et les différentes régions se débloquent au fur et à mesure de mes très très longues balades… à pied.

Dès le début, j’ai été très agréablement surprise par la beauté des lieux que je traversais. Cela fourmillait de détails et j’ai vraiment aimé me balader au milieu de toute cette verdure luxuriante.

Afin d’avancer dans le « scénario », si j’ose dire, il fallait accomplir des tas de quêtes… assez insignifiantes je dois bien le reconnaître. C’était du genre : pourrais-tu parler à un tel ou me ramener des rondins de bois ? Ce n’était ni plus ni moins qu’une véritable corvée mais bon, ces quêtes ressortent assez souvent dans tous les jeux de ce genre.

Je les ai donc très rapidement délaissé pour me balader ici et là et faire connaissance avec des tas de personnages, dont un forgeron qui allait m’être d’un grand secours. Notamment dans l’amélioration de mon arme : le Pendulum.

Bien entendu, au début du jeu, on n’aura pas un rond alors, afin de remédier à cette situation extrêmement précaire, il va falloir tout simplement partir à la recherche de choses à ramasser et récolter. On devait ensuite revendre nos maigres victuailles au marchand du coin dans l’espoir de pouvoir acquérir la pioche de nos rêves.

Certes, il n’y aura pas que cet aspect, je vis ma vie tranquillement dans mon coin, car, comme dans tout bon MMORPG qui se respecte, il sera nécessaire d’en découdre avec des tas d’ennemis et de monstres en tout genre. C’est en les combattant que notre personnage pourra monter de niveau et acquérir de nouvelles compétences, indispensables pour affronter des boss errants particulièrement dangereux et coriaces.

D’ailleurs, le système de combats est très dynamique et j’ai été très agréablement surprise. Les mouvements de ma guerrière étaient fluides et crédibles. J’ai beaucoup apprécié cet aspect du jeu et j’en redemandais.

Pour en revenir un peu aux boss errants, sachez que ces derniers ne seront pas du tout faciles à dénicher et on devra passer énormément de temps sur la carte du monde avant d’en croiser un.

J’avoue m’être fait avoir, une fois, en prenant un peu trop la confiance. En me baladant, je me suis retrouvée au milieu d’un nid de soldats fort belliqueux. Qui n’ont fait qu’une bouchée de ma pauvre guerrière asiatique.

Retour au village.

J’ai donc dû passer pas mal de temps à combattre des loups, renards, trolls etc. avant de pouvoir retourner en découdre avec ces vilains soldats. Et savourer ma vengeance par la même occasion.

Au fil de l’aventure, il nous sera également possible d’acheter une propriété afin d’y couler des jours heureux. On aura la possibilité de la meubler comme bon nous semble. Oui, bon, je n’en suis pas encore là, étant donné l’état désastreux de mes finances. Il va falloir donc que j’y retourne régulièrement afin de renflouer les caisses et pouvoir devenir enfin propriétaire.

Des environnements incroyablement beaux

C’est ce qui m’a tout de suite sauté aux yeux. Dès les premiers instants, j’ai été littéralement éblouie par la beauté de Black Desert. Les lieux que je traversais possédaient, tous, un certain charme. Somptueux et parfois inquiétants, ils ne laissaient jamais indifférents.

Il n’y avait que le design de certains personnages qui faisaient un peu vieillots sur les bords. Et les doublages étaient également un peu bancals par moments.

Mais pour le reste, j’ai été séduite de bout en bout. Que cela soit des lieux de toute beauté ou l’ambiance unique en son genre, j’ai vraiment apprécié me balader dans cet univers aussi sublime que dangereux.

Je suis loin, très loin d’avoir découvert tout ce que Black Desert me réserve et je pense sincèrement que j’y retournerai très souvent, histoire de faire le plein d’évasion et d’aventure. Par contre, j’espère que les autres joueurs que je croiseraient n’auront pas l’idée saugrenue de m’attaquer afin de me dépouiller de tous mes biens, ce qui est possible désormais… vu que mon personnage vient d’atteindre le niveau 20.

Affaire à suivre donc…

Conclusion

Black Desert est le tout premier MMORPG auquel je joue. Après des débuts assez chaotiques, je commence enfin à comprendre tous ses rouages (parfois compliqués) et à l’apprécier à sa juste valeur. Certes, je n’y passerai pas des journées entières mais force est de constater que son univers très séduisant me donne envie d’y retourner pour de petites sessions plaisantes et sans prises de tête.

Merci pour vos lectures

Yakuza Like A Dragon (PS4 / Xbox One / PC) : Un changement de cap réussi et des plus plaisants

Lorsque j’ai vu que Yakuza 7 allait se focaliser sur un autre personnage que le légendaire Kiryu Kazuma, j’avoue avoir été un brin mitigée sur les bords. Mais, étant une très grande fan de la licence des Yakuza, je ne pouvais pas passer à côté de ce nouvel opus d’autant plus que le système de combats au tour par tour m’intriguait fortement.

Ne laisse pas la tristesse du passé gâcher le moment présent

Après un début de vie assez chaotique, le jeune Ichiban Kasuga semble avoir trouvé un certain équilibre auprès du patriarche Arakawa et des autres yakuza.

Hélas, un jour, sa vie bascule… de façon tragique.

Après avoir échappé in-extremis à la mort, le voilà prêt à en découdre contre toutes les inégalités et injustices de la ville de Yokohama.

Aidé par une bande de paria, il va tenter de découvrir la vérité qui se cache derrière les plus sombres desseins.

Un mix réussi entre jeu d’action et combats au tour par tour

Avant toute chose, sachez que le jeu possède des sous-titres français, ce qui n’est pas négligeable. Et qu’il n’est pas nécessaire d’avoir fait les précédents opus de la licence pour profiter pleinement de cette aventure.

Dès les premiers instants, j’avoue avoir été séduite par la personnalité d’Ichiban. Très attachant, il a su supplanter petit à petit Kiryu dans mon cœur.

On suit donc son histoire et force est de constater que rien ne lui sera épargné.

Tous les ingrédients sont réunis pour nous faire passer de nombreuses heures très agréables en sa compagnie.

Comme je le disais un peu plus haut, le système des combats va emprunter un virage à 180 degrés. Étant donné que je suis assez friande des JRPG, je n’ai pas été trop dépaysée par ce système d’affrontements au tour par tour.

Chaque personnage a le choix entre une attaque simple ou déclencher une des nombreuses aptitudes spéciales mises à sa disposition. Bien entendu, comme dans tout bon JRPG qui se respecte, il va falloir enchainer un maximum de combats dans l’optique de monter de niveau. Parce que, je peux vous assurer que certains boss nous donneront du fil à retordre. Afin de remporter rapidement la victoire, il est nécessaire de cerner les points faibles de nos différents adversaires. Et lorsqu’ils débarquent en nombre, il faudra privilégier des attaques spéciales pouvant en dégommer plusieurs à la fois. On aura également la possibilité de faire intervenir temporairement des acolytes surpuissants qui nous seront bien utiles face à certains ennemis.

Bien entendu, il faudra veiller à se fournir en armes surpuissantes et armures résistantes afin de se mesurer contre des boss de plus en plus sournois et coriaces.

Outre ces combats au tour par tour extrêmement dynamiques et sympathiques, il y a une quantité impressionnante de choses à faire dans les rues de la très lumineuse ville de Yokohama. Au détour d’un chemin ou d’une ruelle, on peut tour à tour venir en aide à quelques badauds aux prises avec des voyous ou s’adonner aux nombreux mini jeux (jeux d’arcade à l’ancienne, ramassage de canettes etc…) disséminés ici et là.

Nous retrouvons également, avec joie, les quêtes secondaires à accomplir. Toutes plus savoureuses les unes que les autres, ils vont nous permettre de débloquer des acolytes supplémentaires ou de potentiels futurs employés pour notre entreprise.

Car, oui, au milieu du chaos ambiant, nous avons la possibilité de gérer et faire fructifier une entreprise. Personnellement, j’y ai perdu quelques plumes ou plutôt yens au passage. Parce que, mine de rien, ce ne sera pas de tout repos. Entre gérer les différents commerces rachetés, l’embauche d’employés compétents et gestion des réunions d’actionnaires, je ne savais plus où donner de la tête.

Et j’avoue ne pas avoir été à la hauteur de cette tâche gargantuesque.

Je me suis donc concentrée sur l’intrigue principale qui m’a tenue en haleine durant de très très nombreuses heures. Très riche et remplie de rebondissements, elle se savoure de bout en bout et je me suis attachée de plus en plus à ces personnages tous plus touchants les uns que les autres.

 J’ai également adoré les nombreux passages complètement loufoques qui ont jalonnés cette aventure pas comme les autres. Alternant tour à tour moments sérieux, voire dramatiques avec d’autres beaucoup plus légers, la recette fait définitivement mouche et je me suis régalée du début jusqu’à la fin.

Comme une envie de me perdre définitivement dans les rues lumineuses de Yokohama

Comme souvent avec les Yakuza, on va se balader dans les nombreuses rues de la ville. Très vivantes et lumineuses, elles nous hypnotisent de leur aura magique. Et on ne peut s’empêcher d’admirer la vue entre deux trois patates distribuées ici et là.

Les graphismes sont vraiment à la hauteur de mes attentes et j’ai vraiment adoré me perdre dans les ruelles. Surtout que de nombreux coffres ou trésors cachés s’y trouvent. Pour moi qui ne fouille quasiment jamais dans les jeux vidéo, ici, je l’ai fait avec grand plaisir.

Pour ce qui est de la bande sonore, elle est parfaite et retranscrit à la perfection les émotions distillées par le jeu. Très dynamiques pendant les combats, elles savent aussi nous tirer les larmes aux yeux lors de moments plus émouvants. Et ne parlons pas du doublage japonais qui frôle la perfection.

Enfin, sachez que la durée de vie avoisinera la soixantaine d’heures si vous faîtes l’aventure en ligne droite.

Par contre, si vous décidez de vous attardez sur les quêtes secondaires ou autre gestion d’entreprise, il faudra sans doute rajouter une bonne dizaine, voire vingtaine d’heures supplémentaires.

Ce qui donne une durée de vie gigantesque !

Conclusion

Yakuza Like A Dragon a pris un pari risqué en changeant de cap au niveau des combats. Force est de constater que la sauce prend. Très bien même. Les combats sont extrêmement dynamiques et on en redemande. Outre cet aspect des plus plaisants, je suis persuadée que vous serez conquis par la personnalité d’Ichiban.

Je vous conseille donc fortement de faire sa connaissance. Vous ne le regretterez pas.

Merci pour vos lectures.

Test réalisé à partir d’une version presse fournie par l’éditeur.