Dolmen (PS4/PS5 – Xbox One/SeriesX – PC) : A la recherche du Dolmen perdu…

Dolmen, un jeu mêlant habilement science fiction et horreur, est le tout premier jeu de Massive Work Studios, un studio brésilien de développement de jeux vidéo, fondé en 2016. Aimant tout particulièrement ce genre d’aventure, je me suis donc jetée corps et âme dessus, histoire de faire plus ample connaissance avec lui.

Bienvenue sur Revion Prime

Le Dolmen, est un cristal extrêmement convoité car il permet d’interagir avec différentes dimensions. Un terrible incident s’est produit dans la station minière de Revion Prime. Le Dolmen a causé l’apparition d’une faille interdimentionnelle là-bas, causant de funestes dégâts.

Notre personnage est alors envoyé à la station minière afin de stopper coûte que coûte cet incident et ramener, par la même occasion, quelques échantillons du Dolmen, pour qu’une telle tragédie ne se reproduise plus jamais.

Mais le périple sera loin d’être de tout repos…

Revion Prime, ton univers (multiple) impitoyable…

Dès les premiers instants de jeu, Dolmen me fait directement penser à un certain Dead Space. Le côté futuriste parsemé de monstres belliqueux est très bien retranscrit et j’avoue avoir été conquise très vite par son atmosphère.

Bien entendu, après un bref moment de personnalisation de notre personnage, nous entrons directement dans le vif du sujet. Des hordes de monstres extraterrestres vont se jeter sur nous afin de nous réduire en bouillie avant qu’on ait eu le temps de dire ouf.

Malgré le tutoriel, j’ai eu un peu de mal à me familiariser avec le gameplay. Ce qui eut pour effet de multiples fins de parties intempestives.

J’ai donc dû recommencer plusieurs fois le jeu, avec différentes armes afin d’opter pour celles qui me correspondraient le plus.

Je me suis donc très rapidement heurtée à la difficulté du jeu qui ne laisse jamais aucun répit à mon pauvre personnage. Du côté des affrontements, il faudra faire très attention aux nombreuses attaques, parfois bien sournoises, des différents monstres ayant envahi la station minière de Revion Prime. Une fois leurs mouvements bien en tête, on peut alors esquiver, attaquer au corps à corps ou même les achever à distance avec une arme de feu si le cœur nous en dit.

Hélas, au fur et à mesure de mon avancement dans l’aventure, j’ai dû me rendre à l’évidence. Le gameplay souffre d’un retard évident, surtout au niveau de l’enchaînement des coups qui sont parfois d’une lenteur, voire lourdeur abyssale. cerise sur le gâteau, si j’ose dire, plusieurs ennemis peuvent débouler de tous côtés, ce qui réduira fortement nos chances de survie.

Heureusement, il est possible d’améliorer notre équipement grâce aux composants qu’on récupérera ici et là lors de notre périple mais là aussi, l’interface n’est pas très intuitive et accuse d’un certain retard.

Je me suis cassée les dents sur les boss qui sont extrêmement difficiles et imprévisibles. Une bonne stratégie est donc de mise afin de jongler entre notre barre de vie et notre jauge d’énergie (qu’on pourra utiliser afin de recharger la barre de vie par exemple).

On a également la possibilité de faire des attaques de feu, d’acide ou de glace, très efficaces contre les ennemis ayant une faiblesse au niveau de tel ou tel élément.

Dans l’ensemble, Dolmen possède de bonnes idées mais malheureusement, certaines d’entre elles n’ont pas été assez exploitées. Je n’ai pas pu essayé le mode multijoueur pour le moment et je ne pourrai donc pas vous en parler plus en détail. Il faut dire qu’à lui seul, le mode solo tient en haleine durant de longues heures.

Une ambiance poisseuse et stressante à souhaits

Ce qui m’a le plus marqué dans Dolmen, c’est son ambiance que j’ai particulièrement apprécié. Même si le parcours est assez linéaire, cela n’empêche pas de stresser à chaque fois qu’on doit traverser un obstacle ou parcourir un long couloir exigu.

Qui sait ce qui peut nous sauter dessus quand on s’y attend le moins ?

Et c’est justement cette ambiance ultra stressante qui a fait mouche de mon côté. Les graphismes sont à la hauteur de mes attentes même s’ils ne révolutionnent pas le genre non plus. Petit bémol, j’aurai voulu rencontrer davantage de variété de monstres durant le périple car à la longue, j’avais l’impression que je croisais toujours les mêmes.

Du côté de la bande sonore, c’est convaincant sans pour autant rester dans les mémoires. Certes, certaines mélodies s’amusent véritablement avec nos nerfs en faisant monter la pression au bon moment mais la plupart du temps, ça reste tout de même assez basique.

Conclusion

Dolmen est un jeu d’action exigeant et chronophage, pour peu qu’on adhère à son univers futuriste rempli de dangers. Malgré son gameplay rigide, j’ai passé tout de même de bons moments en sa compagnie, notamment grâce à sa formidable ambiance.

Si vous aimez vous perdre dans l’espace alors ce jeu est fait pour vous mais n’oubliez pas :

Personne ne vous entendra crier là-haut…

Merci pour vos lectures !

Test réalisé à partir d’une version presse (Xbox One) fournie par l’éditeur.

Prinny Presents NIS Classics Volume 2 (Switch) : Ils sont de retour pour le meilleur ou pour le pire ?

NIS America a eu l’excellente idée de ressortir les œuvres cultes de Nippon Ichi Software dans la collection Prinny Presents dont le premier volume m’avait littéralement fait craquer. Inutile donc de vous préciser que j’attendais le second volume avec une impatience non dissimulée d’autant plus que je ne connaissais pas du tout les deux titres qui y figuraient.

C’est donc avec joie que j’ai accueillie cette nouvelle compilation et que je me suis empressée de la découvrir.

Petite précision : sachez que, comme pour le premier volume, ces deux jeux ne bénéficieront, hélas, pas de sous titres français.

Makai Kingdom : Reclaimed and Rebound

Lord Zetta est un puissant souverain indestructible et craint de tous. Lorsqu’une prophétie lui annonce la fin de son Royaume, il ne peut s’y résoudre et part à la conquête du Livre Sacré, sensé détenir la solution à tous ses problèmes. Seulement voilà, rien ne se passe comme prévu.

A l’ouverture du livre en question, son Royaume qu’il cherchait à sauver est dévoré instantanément par les flammes… Malgré sa puissance, Lord Zetta ne peut rien faire pour empêcher le désastre. Pire encore, lui-même commence à se consumer. Afin de survivre à cette attaque fulgurante, il n’a pas d’autre choix que de se réfugier dans le livre sacré et y reste enfermé…

Remonté comme un coucou, le voilà qui crie vengeance ! Bien décidé à retrouver son Royaume bien aimé, il se met en tête de le reconstruire et surtout de retrouver la personne responsable de tous ses malheurs.

Il est temps de reconstruire son Royaume

Grâce à sa fidèle prophétesse, Lord Zetta va donc s’activer à reconstruire son Royaume et retrouver sa grandeur d’antan. Pour cela, il doit retrousser ses manches et créer un maximum d’alliés à partir d’objets disponibles sur le terrain. Une fois créés, ces derniers peuvent se rendre dans les arènes de combat et, en cas de victoire, ramener des items nécessaires à la création de nouveaux personnages, voire classes de combattants.

Sur le terrain, une fois les alliés invoqués, ces derniers se déplacent dans un périmètre délimité et ont la possibilité d’attaquer un ennemi, se défendre ou même de le porter pour le balancer au loin, histoire d’assommer un autre ennemi au passage… ou juste pour nous permettre de prendre la poudre d’escampette. Au fur et à mesure de l’avancement de l’histoire et de la reconstruction, on aura la possibilité d’invoquer des véhicules sur le terrain de combat. Ce qui va pouvoir grandement nous aider à vaincre nos adversaires.

Il est également fortement conseillé de fouiller les niveaux de fond en comble car on peut toujours dénicher des objets spéciaux, très utiles dans notre projet de reconquête du pouvoir. On peut également apprendre à nos alliés des capacités spéciales au fur et à mesure des victoires contre l’adversaire.

J’ai vraiment beaucoup apprécié ce système de reconstruction et de combats dans des arènes générés de façon aléatoire. Le gameplay se révélera bien vite plus riche que ce qu’il pourrait laisser penser de prime abord.

Seul petit bémol, le peu de visibilité sur les arènes de combat, surtout quand nos unités sont nombreuses sur le terrain.

L’humour y est également omniprésent et j’ai souri, plus d’une fois, face aux débordements du colérique Lord Zetta.

Z.H.P : Unlosing Ranger vs Darkdeath Evilman

L’espoir de l’Humanité réside dans l’existence d’un super bébé qui peut, à lui seul, stopper l’Apocalypse. Oui rien que ça. Malheureusement, l’adorable bambin a été kidnappé par un vilain très très méchant, Darkdeath Evilman. Pas de panique, le super héros surpuissant est en chemin pour sauver le bébé… mais un malencontreux accident va faire tout chambouler.

Mais heureusement, notre personnage se trouvait dans les parages. Et le voilà qui devient, bien malgré lui, à son tour, le super héros tant attendu. Commence alors un périple des plus périlleux où mourir en boucle n’est plus une option…

Les vrais héros ne meurent jamais… ou ressuscitent à l’infini

Tel est le crédo de ce jeu. Une fois propulsé dans un niveau, on va devoir l’explorer dans tous les recoins en se déplaçant de case en case. Dès qu’un ennemi se trouvera à proximité, il faudra faire attention à ne pas se faire remarquer et pouvoir l’annihiler en vitesse. Car, si jamais il vient à pousser un cri strident et que des potes à lui se trouvent à proximité alors bonjour les dégâts.

Le principe est donc de survivre un maximum de temps dans ces donjons afin de récolter de précieux armes et objets. Mais, si jamais il  vous venait de mourir, ce qui arrivera très vite et très fréquemment alors vous perdrez tout votre équipement et retomberez au niveau 1. Heureusement on peut garder tous nos statistiques de combat gagnés au cours de notre périple et c’est déjà ça.

Ce qui veut dire que plus on explorera de donjons et plus nos capacités seront à la hausse et c’est tant mieux, car, le fait de mourir en boucle pourrait finir par rebuter certains d’entre nous.

Au fur et à mesure qu’on avancera dans notre quête, on aura la possibilité de modifier nos armes grâce à notre forgeron, ce qui nous donnera davantage de force de frappe lors de notre prochain périple par exemple.

C’est un jeu très riche qui regorge de bonnes idées que j’ai pris plaisir à découvrir petit à petit. Et bien entendu j’ai adoré les petites touches d’humour disséminées ici et là qui sont propres à l’univers des productions de Nippon Ichi Software.

Le seul bémol que je vois dans ce jeu vient d’une interface assez lourde et peu intuitive. De plus, il faut garder constamment l’œil sur l’état de nos armes car une fois usée, elle ne nous sert strictement plus à rien. Et, en plein combat, c’est souvent une issue fatale qui nous attend.

Le poids des années

Côté graphismes, malgré un lissage, on voit bien que ces jeux ne sont plus tout jeunes. Malgré tout, le charme opère toujours, pour peu qu’on ne soit pas réfractaire aux bons gros pixels d’antan.

Pour ce qui est des doublages, ils sont de bonne facture. Surtout la version japonaise de mon point de vue.

La bande sonore est dynamique et sympathique même si, à force d’entendre les mêmes mélodies tourner en boucle, il est possible que certains joueurs se lassent à la longue.

Et, enfin, sachez que la durée de vie pour ces deux jeux est colossale. Je suis loin d’avoir bouclé entièrement les deux titres et je sens qu’il me reste encore énormément de chemin à faire avant d’en voir la fin.

Conclusion

Ce second volume de Prinny Presents est, une nouvelle fois, une pure réussite. Ne connaissant aucun des deux jeux, j’ai vraiment pris un véritable plaisir à les découvrir et à m’immerger dans ces univers autant sympathiques que loufoques.

Il est juste dommage que ces titres n’aient pas bénéficié de sous titres français.

Merci pour vos lectures !

Test réalisé à partir d’une version presse fournie par l’éditeur.

Crystar (PS4 / Switch / PC) : Et si le purgatoire était pavé de longs couloirs ?

Après avoir pris ses marques sur PS4 et PC en 2019, Crystar débarque en avril sur Switch. Développé par Gemdrops et édité par Nis America, le jeu va nous plonger au cœur du Purgatoire et des larmes à profusion.

Etes-vous prêts à faire face aux pires tourments ? Alors suivez le guide !

Le pacte

Sans savoir comment elle a bien pu atterrir ici, la jeune Rei se réveille, un jour, au Purgatoire. Elle n’a que quelques bribes de son passé. Très vite, elle retrouve sa jeune sœur Mirai qui semble autant perdue qu’elle.

Toutes deux vont alors essayer de trouver une échappatoire à cet enfer mais la situation dégénère et Mirai perd la vie.

Désespérée, Rei va alors tout mettre en œuvre pour ressusciter sa sœur, quitte à faire un pacte avec les démons du Purgatoire.

Une aventure qui tourne vite en rond

Nous incarnons donc l’infortunée Rei qui se retrouve plongée en plein cauchemar. Après son pacte, elle va devoir parcourir des tas de niveaux parsemés de longs, très longs couloirs labyrinthiques qui se ressemblent tous, plus ou moins.

Certes, les combats sont dynamiques. Du moins au début. Mais, très vite, on se rend compte que là aussi, ça tourne en rond. Rei et ses amies peuvent déclencher des attaques basiques, et quelques attaques spéciales grâce à leurs larmes.

Car, oui, le jeu repose beaucoup sur les glandes lacrymales des jeunes combattantes. En effet, plus elles vont verser de larmes et plus elles pourront déclencher des attaques spéciales ou faire appel à leur Gardien, un être surpuissant qui viendra leur donner un bref coup de main, avant de disparaître à nouveau.

Malgré une histoire touchante par et des moments fort en émotions, force est de constater qu’une certaine redondance, voire lassitude, fait très vite son apparition et c’est bien dommage.

De plus, le jeu n’est pas traduit, ce qui n’arrange rien.

Au début, j’avoue avoir été intriguée par cette histoire et la quête de rédemption de Rei mais, au bout de trois niveaux, j’ai commencé à me demander si ces longs couloirs avaient une fin, d’autant plus que je devais souvent revenir sur mes pas parce que les parcours sont labyrinthiques, tortueux et remplis de voies sans issues.

Une fois un niveau bouclé, la jeune Rei est propulsée dans son lit où un adorable chien l’attend. C’est son quartier général et là, elle peut renforcer son armure, ses armes etc. via la purification de tourments qu’elle aura préalablement récoltés sur le corps de ses adversaires. Ensuite, il suffit qu’elle consulte les messages sur son téléphone pour enchaîner sur le prochain niveau.

Au fur et à mesure des chapitres, on va lever le voile sur le passé des quatre protagonistes qui composent notre équipe (et qu’on peut switcher à notre convenance lors des combats). On aura donc droit à quelques flashbacks durant l’aventure et ces instants vont nous permettre de souffler un peu avant de reprendre notre course à travers tous ces longs couloirs.

Comme vous avez sans doute déjà pu le deviner, malgré ses qualités, notamment au niveau de l’histoire, il n’en reste pas moins terriblement répétitif et cet aspect ne plaira pas à tout le monde.

Un univers graphique sympa

Même si les couloirs se ressemblent plus ou moins, j’ai particulièrement aimé la direction artistique du jeu, surtout au niveau des environnements en arrière-plan qu’on voit lors de notre exploration.

Plus on avançait dans le jeu et plus le purgatoire regorgeait de choses à voir. Mention spéciale au dernier niveau.

Du côté de la bande sonore, les mélodies sont sympathiques sans pour autant rester dans les annales. Les doublages sont de qualité et sachez qu’on peut opter pour les voix anglaises ou japonaises.

Enfin, sachez que la durée de vie avoisinera la vingtaine d’heures pour finir le jeu une première fois… néanmoins, sachez qu’il est possible de débloquer la véritable fin si on recommence les derniers chapitres (4 fois !). Je dois vous avouer que je n’ai pas encore obtenu ce fameux dénouement car l’aspect redondant du jeu est vraiment dissuasif à la longue.

Tout ça pour dire que la durée de vie totale dépendra de votre degré de patience et de persévérance.

Conclusion

Crystar est un jeu qui aurait pu être sympathique s’il ne s’était pas embourbé dans des actions très répétitives et redondantes. Pour ne pas arranger les choses, le jeu n’est pas traduit. J’ai fini l’histoire principale et j’en garde un souvenir mitigé. Je vais certainement tenter de découvrir la véritable fin mais ce sera à petites doses.

Merci beaucoup pour votre lecture !

Test réalisé à partir d’une version Switch fournie par l’éditeur.

The Cruel King and the Great Hero (Switch / PS4) : Un jeu qui se feuillette comme un livre !

Aujourd’hui, on va se poser tranquillement dans son canapé. L’espace d’un instant, on oublie tout. On se laisse juste bercer par cette voix, lointaine et terriblement bienveillante de la narratrice de « The Cruel King And The Great Hero ».

C’est parti pour le plus doux des contes.

Il était une fois…

Yuu est une jeune fille qui nourrit un rêve, au plus profond de son cœur. Un jour, elle sera une grande héroïne. Celle qui terrassera le cruel Roi Démon afin de ramener la paix dans le monde.

En attendant ce jour béni, elle s’entraine dur auprès de son père adoptif, le puissant et extrêmement protecteur Roi Dragon.

Durant son apprentissage, Yuu va rencontrer des tas de personnages attachants et surtout vivre une grande aventure qui la marquera à tout jamais.

Petit condensé de douceur et de bienveillance

Dès les premiers instants de jeu, j’ai été happée par l’ambiance conte de fée qui se dégageait de cette histoire. C’est magique à souhaits et franchement ça fait du bien. On se croirait vraiment en train de feuilleter un livre.

Malheureusement, le jeu n’est pas traduit et c’est vraiment dommage car cette petite pépite aurait certainement plu aux enfants.

Mais, revenons à nos moutons.

Nous incarnons donc la petite Yuu qui coule des jours paisibles auprès du Roi Dragon, son papa adoptif (un poil trop protecteur sur les bords). Tous les jours, elle va parcourir le Royaume tout en annihilant les petites créatures malfaisantes qu’elle croisera sur son chemin, dans le seul but de devenir la plus grande héroïne du monde.

Tous les soirs, après une journée bien remplie, elle aime se pelotonner dans les pattes rassurantes et protectrices de son papa. Et, plus que tout, elle aime l’écouter lui raconter une histoire avant de rejoindre Morphée au pays des rêves.

Le jeu va donc se concentrer sur l’évolution de Yuu à travers 7 chapitres.

Tout au long de son périple et au fil des jours, la jeune fille va venir en aide à plusieurs personnages et, petit à petit, elle en saura davantage sur le secret que le Roi Dragon essaie désespérément de lui cacher.

C’est un jeu à défilement horizontal, ce qui veut dire que Yuu se déplacera de gauche à droite et vice et versa. Les ennemis apparaitront de manière aléatoire et, certains, nous donneront pas mal de fil à retordre si on n’y est pas correctement préparé.

Une fois le combat enclenché, l’affrontement se fait au tour par tour et chaque personnage aura le choix entre une attaque normale ou une plus spéciale, qui coûtera un certain nombre de points étoile (ou énergie). Heureusement, ces derniers se rechargent à chaque fin de tour.

De prime abord, on pourrait penser que ce jeu est facile, qu’il se traverse les doigts dans le nez et bien… détrompez-vous.

Certes, les premiers chapitres sont assez simples. Mais ce sera pour mieux nous surprendre avec les suivants. En effet, plus on avancera dans le scénario, et les chapitres, et plus les ennemis rencontrés seront coriaces et sournois. Afin de les vaincra rapidement sans trop de dégâts on devra rapidement cerner leurs points faibles grâce à une faculté spéciale de Yuu. Il faudra également veiller à notre réserve d’objets de soin car sinon on risque de voir l’écran game over assez souvent.

Malgré que la carte ne soit pas gigantesque, j’avoue que, parfois, le fait d’aller d’un point à un autre et se dire : mince ! c’était de l’autre côté, était assez frustrant à la longue. Pour ne pas arranger les choses, la jeune Yuu se déplaçait vraiment très lentement. Ce qui déclenche, bien entendu, des combats à foison à chaque fois. Néanmoins, le fait d’arpenter absolument toutes les directions va nous permettre de trouver des coffres qui peuvent renfermer des objets, armes et armures extrêmement utiles pour la suite de notre aventure.

Heureusement, lorsque le niveau de notre jeune héroïne dépasse celui des monstres de l’environnement qu’elle traverse, elle a la possibilité de courir. Cerise sur le gâteau, au cours de notre aventure, grâce à des fontaines magiques disséminées dans le Royaume, on pourra se téléporter d’un endroit à un autre.

Outre l’histoire principale, sachez que Yuu peut également venir en aide à différents personnages de son village en leur rendant des services ici et là (les actes de gentillesse), ce qui lui fera gagner des objets, de l’argent et une excellente réputation auprès d’eux.

Enchanteur et inoubliable

La direction artistique du jeu est une pure merveille dans tous les sens du terme. C’est vraiment très beau et les environnements qu’on découvre seront tous plus magiques les uns que les autres. Un vrai conte de fée qui prend vie devant nos yeux émerveillés.

Et que dire de cette voix de la narratrice qui fait du bien ? Extrêmement douce et bienveillante, elle nous emmène dans cette adorable aventure et on en redemande.

La bande sonore n’est pas en reste non plus car toutes les mélodies invitent au rêve et à la magie. C’est extrêmement bien réalisé et, à aucun moment, je n’ai ressenti de lassitude ou d’agacement à leur égard. Au contraire, elles offrent un formidable accompagnement durant notre périple à travers ces différents environnements.

Enfin, sachez que la durée de vie est plus que correcte puisqu’il m’a fallu une vingtaine d’heures pour boucler l’histoire principale.

Conclusion

« The Cruel King and The Great Hero » est un jeu magique et rempli de bienveillance. Il fait du bien et, franchement, je n’ai pas vu les heures défiler.

C’est une petite merveille que je conseille vivement à tous ! Il est juste dommage qu’il ne soit pas traduit en français.

Merci pour vos lectures !

Test réalisé à partir d’une version presse fournie par l’éditeur.

Atelier Sophie 2 – The Alchemist of the Mysterious Dream (PS4 / Switch / PC) : Un retour gagnant ?

Quelle ne fut pas ma joie lorsque j’avais appris que l’une de mes alchimistes préférées allait faire son grand retour ! En effet, pour les 25 ans de cette licence chère à mon cœur, le studio Gust a eu l’excellente idée de faire revenir Sophie dans une toute nouvelle aventure qui promettait d’être palpitante, au vu de la bande annonce.

Inutile donc de vous préciser que j’avais hâte de retrouver ma petite alchimiste.

Où que tu sois, je te retrouverai

Alors qu’elles viennent de découvrir un étrange arbre, qui rappelle celui vu en rêve par Prachta, les deux amies sont aspirées à l’intérieur d’un mystérieux vortex.

A son réveil, Sophie ne reconnaît pas les lieux.

Où est-elle ?

Et, pour ne pas arranger les choses, son amie Prachta ne se trouve pas à ses côtés. Commence alors un long périple pour la jeune alchimiste, décidée à retrouver coûte que coûte cette amie si chère à son cœur.

Une aventure qui se savoure comme un bonbon acidulé

Avant toute chose, sachez que ce nouvel opus n’est malheureusement pas traduit, contrairement à Ryza 2. Ce petit retour en arrière au niveau des sous titres me laisse un léger goût amer, je dois bien le reconnaître.

Ensuite, j’aimerais préciser qu’il n’est pas nécessaire d’avoir fait le premier Atelier Sophie pour apprécier pleinement cette suite. Mais si vous voulez vraiment découvrir l’origine de la très forte amitié entre Sophie et Prachta, vous pourrez voir un bref résumé du premier en sélectionnant « Story So Far » dans le menu principal.

Mais, après cette petite déception, je me suis retrouvée embarquée dans une aventure magnifique, qui en mettait plein la vue, dans tous les sens du terme. Les environnements que Sophie avait à parcourir étaient particulièrement sublimes. Mention spéciale pour les paysages de nuit qui nous invitaient littéralement au rêve.

Comme dans tout bon Atelier qui se respecte, le gameplay sera en grande partie focalisé sur l’exploration, la cueillette ou le ramassage des matériaux pour créer de nouveaux objets et ustensiles, permettant à Sophie de continuer son aventure.

Au niveau de l’alchimie, il n’y a pas spécialement de nouveauté et le principe reste donc le même. Après avoir débloqué une nouvelle recette, il sera temps de parcourir les différents endroits de ce monde onirique afin d’en récolter les ingrédients. Pour les habitués de la licence comme moi, nous n’avancerons donc pas en territoire inconnu.

Le jeu a même pensé à faciliter la tâche des nouveaux venus en leur proposant une fonction spéciale capable de compléter la synthèse des nouveaux objets à leur place. N’est-ce pas merveilleux ?

Petite nouveauté : sachez qu’il est possible de changer les vêtements de nos personnages via la fonction « Changing Room ».

L’autre partie du gameplay sera exclusivement dédiée aux nombreux combats que notre jeune alchimiste va devoir mener, en compagnie de ses amis, contre différentes créatures belliqueuses. Les affrontements sont extrêmement dynamiques et fluides. C’est un pur régal pour les yeux.

Notre équipe peut se composer de 6 personnages, 3 à l’avant, en tant qu’attaquants, et 3 à l’arrière, en tant que membres de soutien. Même si cela sembre prédéfini, de prime abord, sachez qu’il est tout à fait possible de changer d’emplacement un personnage à tout moment. Ce qui est fort appréciable quand l’un d’entre eux se retrouve en difficulté face à un ennemi par exemple.

La grosse nouveauté de ces combats vient du fait que les deux équipes peuvent déclencher des attaques à l’unisson pour un résultat des plus destructeurs. C’est extrêmement efficace surtout lors des combats de boss.

A noter également que nous pouvons modifier la météo d’un environnement, oui vous avez bien lu, pour pouvoir avancer dans l’histoire ou atteindre des endroits inaccessibles par exemple.

Une direction artistique à tomber à la renverse

Personnellement, c’est le gros point positif du jeu, me concernant. Dès les premiers instants de jeu, j’ai été complètement subjuguée par la beauté des environnements à traverser. C’est très beau, voire sublime par moments. Je ne me lassais pas de parcourir ces endroits tous plus magiques les uns que les autres.

J’en prenais littéralement plein les yeux et ce jeu est une pure merveille, une bouffée d’air frais qui fait du bien.

Concernant la bande sonore, les mélodies sont, tour à tour, apaisantes puis dynamiques selon les situations. En un mot, elles sont parfaites en toutes circonstances.

Les doublages japonais ne sont également pas en reste et collent très bien à la personnalité de chaque personnage.

Enfin, concernant la durée de vie, elle est plus qu’honorable car j’ai fini l’aventure principale en un peu plus de 40 heures. Je compte y revenir de temps en temps histoire de faire les quêtes annexes et replonger dans cet univers onirique que j’aime tant.

Conclusion

Atelier Sophie 2 est une suite très réussie des aventures de l’adorable Sophie. J’ai pris un véritable plaisir à la retrouver et la suivre dans une histoire, certes, banale mais remplie de personnages attachants comme tout.

Il est juste dommage que cet opus n’ait pas bénéficié de sous titres français.

Merci pour vos lectures !

Test réalisé à partir d’une version presse fournie par l’éditeur.

Monark (Switch / PS4 / PS5/PC) : La guerre des Ego est déclarée !

Lorsque j’ai appris que les développeurs de Shin Megami tensei étaient derrière le jeu Monark, je n’aspirais plus qu’à une chose : y jouer, le plus rapidement possible.

Après plus de 30 heures de jeu, je suis, à présent, en mesure de vous donner mon compte rendu sur cette aventure.

Dans l’enfer des 7 péchés capitaux

Notre personnage se réveille complètement amnésique au sein d’une académie recouverte d’une étrange brume. Après avoir échangé quelques mots énigmatiques avec une certaine Yoru, nous voilà projeté au cœur d’un affrontement sans merci entre PactBearers, des êtres capables de former des pactes avec les créatures des ténèbres.

Si notre personnage veut sauver l’Académie et libérer tous les étudiants coincés à l’intérieur, il n’a pas le choix. Il doit se mesurer contre les Pactbearers qui ont basculé vers le chemin obscur et qui nourrissent, dans leur cœur, les pires vices… Ceux des 7 péchés capitaux.

Une aventure en demi-teinte

Avant toute chose, sachez que le jeu ne bénéficie pas de sous titres français. Il vous faudra donc maîtriser un minimum l’anglais pour comprendre les tenants et aboutissants de l’histoire.

Après quelques heures de jeu, j’ai fait un amer constat. Malgré mon enthousiasme du début, il fallait se rendre à l’évidence. Le rythme du jeu était assez irrégulier et les environnements qu’on avait à traverser, désespérément vides. Un peu trop vides malheureusement.

Une fois passée cette première déception, je me suis concentrée sur les affrontements qui m’ont clairement emballée.

Les combats se déroulent de façon stratégique, au tour par tour. Chaque partie se déplace donc à tour de rôle dans un périmètre défini et choisir entre attaquer, déclencher une attaque spéciale, utiliser un objet, se défendre, ou attendre le tour suivant (ce qui nous octroie automatiquement un retour de nos points de vie / Très utile quand ceux-ci sont au plus bas). A noter que nos personnages peuvent déclencher plusieurs attaques à la fois, pour peu qu’ils encerclent l’ennemi et qu’ils soient placés les uns à côté des autres.

Afin d’infliger davantage de dégâts aux ennemis, il nous sera fortement recommandé de les attaquer par derrière. Petit bémol, ces derniers peuvent contre-attaquer.

Certaines arènes de combat possèdent également des pièges, (représentés par des zones rouges) pouvant infliger des dégâts à quiconque se trouvant à leur proximité. Et d’autres (zones vertes), au contraire, peuvent nous octroyer petit à petit un retour de nos points de vie.

Une fois l’affrontement fini et remporté, on gagne un certain nombre de spirits qu’on pourra ensuite utiliser soit pour augmenter nos statistiques de combat ou soit pour se ravitailler auprès de Vanitas, une drôle de créature mi_lapin, mi-démon qui nous accompagnera tout au long de l’aventure. Il faudra donc bien gérer nos stocks si on ne veut pas tomber au combat d’autant plus que nos adversaires peuvent employer des techniques assez vicieuses, comme nous balancer un sort de charme par exemple, ce qui nous poussera à attaquer nos alliés.

Petit conseil :  si on ne veut pas se retrouver face à un écran game over à répétition, il sera fortement conseillé de refaire les différentes arènes de combat en passant des coups de fil  lorsque nous nous trouverons à proximité de Vanitas, au milieu de la brume. Cela nous permettra d’accroitre nos compétences et ne pas être pris au dépourvu face à des adversaires trop puissants.

On devra également surveiller de près notre jauge de folie durant nos balades au milieu de la brume, car si celle-ci devient un peu trop haute, on perd connaissance, ce qui nous oblige à refaire le trajet à partir de l’infirmerie. Heureusement, il nous est possible de nous téléporter d’un lieu à un autre, via la carte.

Une histoire plus sombre qu’il n’y paraît

Après des débuts assez laborieux, j’avoue avoir été embarqué petit à petit par cette histoire extrêmement mature, surtout lorsqu’on pénètre dans l’esprit du pactbearer défaillant. On y lit toute sa souffrance et ce qui l’a amené à faire ce pacte sanguinaire. J’ai beaucoup aimé cette facette du jeu.

Mais, pour ce qui est des graphismes, on ne peut pas dire que cela soit à couper le souffle. Au contraire, j’ai trouvé la direction artistique assez vieillotte et peu aboutie. Les environnements étaient assez vides et se ressemblaient tous.

Sur la Switch, le jeu souffrait également d’un aliasing assez prononcé lorsque je m’aventurais dans certains endroits. Et c’était assez désagréable à l’œil.

Par contre, concernant la bande sonore, j’ai été conquise sur toute la ligne.

Que cela soit les mélodies qui nous accompagnent durant les phases de combat ou les doublages japonaises/anglaises, j’ai pu y trouver mon compte. Globalement c’est un sans-faute à ce niveau, me concernant.

Conclusion

Monark est un jeu qui ne plaira pas à tout le monde de prime abord. Mais, si on prend la peine de l’explorer et surtout de comprendre les différents messages qui y sont divulgués, on passe un très bon moment en sa compagnie.

Merci pour vos lectures !

Test réalisé à partir d’une version presse sur Switch fournie par l’éditeur.

King of Fighters XV (PS4/Xbox One) : Un nouvel opus aux petits oignons !

Après quelques années d’absence dans le monde vidéoludique, il était temps que la célèbre licence de jeux de combat King Of Fighters fasse son grand retour.

L’épisode 15 allait-il nous en mettre plein la vue ?

Pour le savoir, je vous invite à me suivre et jetons nous ensemble dans l’arène.

Un jeu de combat qui en a sous le capot

Après une rapide entrée en matières, nous voilà propulsés dans un menu qui, de prime abord, parait fort fourni. Me voilà prête à en découdre avec tous les grands maîtres des arts martiaux. Je note immédiatement qu’il y a un mode « Histoire ».

Et, au lieu de passer par la case « Entrainement », j’ai décidé de me plonger directement dans le scénario de ce nouveau King Of Fighters.

Après avoir choisi mes trois personnages (ou grands maîtres), j’ai dû me mesurer contre des équipes adverses redoutables. Mes pauvres maîtres ont donc essuyé pas mal de défaites avant que je me décide enfin à retourner au mode « Didacticiel ou Entrainement » afin de me familiariser un peu plus avec les différentes capacités de mes personnages.

La différence s’est très vite fait sentir lorsque je me suis, à nouveau, mesuré contre mes adversaires. La diversité des coups portés est extrêmement jouissive et ne parlons pas des effets lumineux qui rajoutent davantage de cachet à l’ensemble.

Comme je le disais un peu plus haut, on doit choisir une équipe de 3 combattants parmi la quarantaine proposée. Vous n’aurez donc que l’embarras du choix. Une fois votre équipe formée, il faudra enchaîner bon nombre de combats contre l’ordinateur ou un adversaire en local ou en ligne.

A noter qu’on ne pourra pas switcher d’un personnage à un autre durant l’affrontement. Il faudra que le premier succombe avant que le suivant puisse faire son entrée dans l’arène. C’est un poil frustrant, je dois bien le reconnaître.

Pour ma part, j’ai voulu connaître un peu l’histoire derrière ce fameux King Of Fighters 15. Certes, je sais que le scénario n’a jamais été le point fort mais ici, force est de constater qu’il fera vraiment le strict minimum syndical. Pour info, sachez que je l’ai bouclé en… 45 minutes à tout casser.

Heureusement, son véritable intérêt ne se situe pas à ce niveau. Le mode « Versus » est clairement l’endroit où doivent se rejoindre tous les combattants de King Of Fighters qui se respectent.

Car, là, le challenge sera bel et bien au rendez-vous, pour peu qu’on tombe sur un adversaire en face des plus redoutables qu’il soit en local ou en ligne d’ailleurs.

Je m’y suis cassée les dents à de nombreuses reprises et je me suis dit qu’il fallait que je retourne vite à l’entraînement si je ne voulais pas perdre indéfiniment.

Un  jeu qui brille de mille feux

Personnellement, dès les premiers instants de jeu, j’ai été littéralement bluffée par sa beauté graphique. Les différents personnages ont un charisme fou et lors des combats, on en prend carrément plein la vue surtout lorsqu’on déclenche les attaques spéciales. C’est très beau et le rythme des affrontements, terriblement dynamique et bondissant.

Il ne faudra jamais baisser sa garde si on veut survivre jusqu’à la fin.

J’ai adoré les environnements dans lesquels on devait combattre. Ils fourmillaient de détails et les coups spéciaux qui explosaient dans tous les sens furent un véritable régal pour les yeux. Vous l’aurez sans doute déjà compris, j’ai été totalement conquise par les graphismes de King Of Fighters 15.

Du côté de la bande sonore, on est dans du très bon. Toutes les mélodies collent à la perfection à l’ambiance du jeu. L’ambiance arcade est très bien retranscrite et on se surprend à enchainer les combats et les heures sans s’en rendre compte. Et c’est bien là le plus important n’est-ce pas ?

Conclusion

Sans vraiment révolutionner le genre, King Of Fighters 15 est un bon jeu de combats qui se savoure sans aucune modération. Que cela soit au niveau des graphismes ou de la bande sonore, tout a été fait pour qu’on y passe de très bons moments bien défoulants en compagnie des plus grands maitres des arts martiaux.

Merci pour vos lectures !

Test réalisé à partir d’une version presse sur PS4 fournie par l’éditeur.

Dynasty Warriors 9 – Empires : La stratégie militaire n’est pas donnée à tout le monde…

La licence Dynasty Warriors a toujours occupé une petite place de choix dans ma vie. J’adore m’y plonger dès que j’en ai l’occasion, histoire de me défouler après une rude journée par exemple.

Mais, malgré mon affection pour cette licence de musou, je ne m’étais jamais vraiment penchée sur un opus Empires. Grâce au soutien et à la générosité de Koch Media, c’est maintenant chose faite et me voilà prête à gérer une grande armée militaire et la guider vers une écrasante victoire.

Des conflits de territoire sans fin…

Comme dans tous les épisodes Empires, nous allons suivre les guerres et conflits incessants des 3 Royaumes.

Ces souverains, officiers et guerriers n’auront de cesse que de combattre afin de remporter un maximum de territoires et assurer ainsi la prospérité de leur camp.

Mais ici, on ne devra pas simplement se mesurer contre des myriades et des myriades d’adversaires. Non. Notre principale mission est de gérer au mieux notre armée, nos provisions et notre argent tout au long des années.

Une bonne stratégie est donc de mise si on veut traverser cette période troublée de l’Histoire sans encombre.

Recrutements et invasions à gogo !

Au début, j’avoue avoir été assez dérouté par le jeu en lui-même. Je ne savais pas trop quoi en penser d’autant plus que j’étais totalement perdue dans les menus et options. Puis, petit à petit, j’ai réussi à saisir ce qu’on attendait du personnage que j’avais choisi d’incarner ou de créer.

Et surtout j’ai capté que le véritable mode jouable se trouve dans la section conquête. Le reste ne nous sert qu’à gérer nos troupes, nous promener afin de recruter de nouveaux officiers et parcourir les vastes territoires à cheval afin de dénicher de nouvelles bases à conquérir.

Une fois que j’avais compris ça, j’ai pris plaisir à asseoir mon autorité au sein de mon Royaume. Pour cela, rien de plus simple. A travers mes décisions et mes stratégies militaires lors de fréquents conseils de guerre, la popularité peut augmenter ou descendre au sein du peuple. Par exemple, selon nos choix, on peut devenir un souverain bienveillant ou au contraire être un véritable tyran malfaisant.

Et, si l’envie nous prenait de fonder une famille, sachez que ce sera également possible. Mais ces petits bonus ne sont pas nouveaux et étaient déjà présents lors des précédents opus.

Au niveau des combats, on retrouve toujours la même recette qui a fait le succès de la licence. C’est nerveux, bondissant et haletant. Et toujours aussi brouillon lorsque les ennemis sont un poil trop nombreux sur l’écran. Ici on devra faire attention à bien protéger notre base principale tout en partant à la conquête de celle de nos adversaires. Car, si nous n’y prenons pas garde, notre armée pourra perdre la bataille… ou pire notre cher personnage peut y laisser la vie.

Une vigilance de tous les instants est donc de mise.

Durant les combats, on peut maintenant se protéger des attaques ennemies et annihiler d’un seul coup un adversaire si on appuie, au bon moment, sur le bouton triangle de la manette. Notre but ultime étant de s’emparer des plans secrets de l’équipe adverse.

Comme tout bon Dynasty Warriors qui se respecte, on aura la possibilité de déclencher de fulgurantes attaques ou invoquer des animaux surpuissants pour nous venir en aide. C’est extrêmement jouissif de voir tous ces effets et, même si j’ai l’habitude de ce genre de spectacle, j’en prends toujours plein les yeux à chaque fois.

Même si, de prime abord, on doit conquérir un maximum de territoires, il faudra également accomplir différentes quêtes dans un temps imparti. Et c’est là que le bât blesse car, mine de rien, il ne sera pas toujours aisé de combiner combat sur le terrain et stratégie militaire en même temps… surtout si nos officiers ne sont pas assez coordonnés entre eux.

C’est pour cette raison qu’une bonne préparation est nécessaire, voire vitale, pour nos troupes. On devra affilier à chacun une fonction qu’il devra mener à bien, sous peine de déséquilibrer toute notre stratégie.

Des graphismes qui se reposent sur ses lauriers.

C’est la première chose qui m’est venue à l’esprit quand j’ai parcouru les premiers instants de jeu. Ce n’est pas très beau et les environnements me paraissaient terriblement vides et dénués d’intérêt. Puis, je me suis souvenue que cela avait toujours été le cas dans les Dynasty Warriors.

C’est bien dommage qu’il n’y ait, pour ainsi dire, aucune évolution au niveau des graphismes. De plus, dès que les ennemis sont un peu trop nombreux à l’écran, on sent que le jeu souffre. Il y a énormément de ralentissements, sans parler de la caméra qui part un peu dans tous les sens, nous enlevant ainsi le plaisir des combats.

Néanmoins, il y a une chose que je me dois de préciser.

Pour la première fois, les textes ont bénéficié d’une traduction française, ce qui n’est pas négligeable.

Enfin, sachez que la durée de vie est colossale, pour peu qu’on adhère au principe des invasions et quêtes à gogo.

Pour ma part, je me suis surprise à enchainer les heures sans m’en rendre compte. Car, malgré ses défauts, force est de constater que la sauce a bien pris et je pense que je vais passer encore un bon paquet de temps au sein des 3 Royaumes.

Conclusion

Dynasty Warriors 9 – Empires est un opus sympathique malgré le fait qu’il ne renouvelle pas vraiment le genre. On se prend très vite au jeu des conquêtes et on en redemande.

Cerise sur le gâteau, le jeu bénéficie de sous titres français.

Merci pour vos lectures !

Test réalisé à partir d’une version presse PS4 fourni par l’éditeur.

Blue Reflection Second Light (PS4 / Switch) : La quête des souvenirs perdus sera-t-elle concluante ou pas ?

La licence de Blue Reflection m’avait toujours intriguée. J’ai le premier opus ici mais, malheureusement, par manque de temps, je n’avais pas encore eu l’occasion d’y jouer. Inutile de vous dire que j’ai été plus qu’enthousiaste lorsque Koch Media m’a permis de tester Second Light, une suite qui paraissait fort prometteuse.

Me voici donc prête à faire la connaissance de quatre jeune filles aussi sympathiques que mystérieuses.

Le jour où tout a basculé

Ao Hoshizaki est une jeune étudiante qui mène une vie paisible mais ennuyeuse. Elle aimerait pouvoir vivre quelque chose d’autre. Quelque chose de différent.

Et justement ce jour-là, quelque chose se produisit.

Tout commence par la chute de son smartphone. Puis sa perte de connaissance. En se réveillant, elle est surprise de se retrouver au sein d’une université déserte… avec pour seule compagnie, trois autres jeunes filles.

Qui sont-elles ?

Pourquoi sont-elles toutes amnésiques sauf elle… ?

Et surtout quel est donc cet endroit qui semble hors du temps et d’où on ne semble pas pouvoir en réchapper ?

Ao sait que si elle veut retourner chez elle, elle devra trouver les réponses à toutes ces questions.

Souviens-toi…

Avant toute chose, sachez que nous ne sommes pas obligés d’avoir joué au premier opus pour découvrir Second Light, ce qui est très appréciable.

A noter également que le jeu n’est malheureusement pas traduit en français mais possède des doublages japonais.

Revenons, à présent, à nos moutons.

Nous incarnons donc la jeune Ao et l’histoire qu’elle va vivre va être aussi mystérieuse que captivante. Nous entrons immédiatement dans le vif du sujet et j’ai été tout de suite frappée par l’ambiance, limite onirique, qui se dégage de Second Light. On se croirait dans un rêve éveillé. C’est d’ailleurs ce que pense, au début, la jeune fille. Qu’est-ce qui pourrait s’agir d’autre ?

Et puis elle va faire la connaissance de trois autres jeunes filles toutes autant paumées qu’elle. A un détail près. Contrairement à Ao, ces dernières ne se souviennent absolument de rien. Et c’est là que le mystère autour de cette histoire va s’épaissir.

Tout au long de cette aventure, on va donc les aider à retrouver leur mémoire. Et ces bribes de souvenirs vont apparaître petit à petit au fur et à mesure qu’on avancera dans le scénario. C’est donc bel et bien une quête très captivante qui nous attendra dans Second Light.

Une grande partie du jeu sera donc consacrée à cette quête des souvenirs perdus et aux différentes interactions qu’on aura avec les autres personnages. On verra petit à petit leurs relations évoluer au fil du temps. Ce qui contribuera grandement à lever le mystère sur toute cette étrange histoire.

L’autre partie sera dédié, bien entendu, aux nombreux combats que nos jeunes héroïnes vont devoir mener face à des ennemis plus ou moins belliqueux. Car, comme dans tout bon JRPG qui se respecte, on va se retrouver face à une multitude d’adversaires à occire.

Car, ces demoiselles ont une faculté : celle de matérialiser leurs émotions en les transformant en puissantes armes.

La prise en main lors de ces combats est immédiate et facile à comprendre. Trois personnages apparaissent à l’écran et une autre restera en arrière-plan, hors champs, en tant que soutien.

A l’instar d’un Atelier, les combats se font en semi temps réel et tour par tour. Une jauge d’action se recharge petit à petit et nous permet d’attaquer ou switcher entre deux personnages pour déclencher des combos foudroyants.

De plus, plus elles attaqueront et plus elles vont recharger une jauge spéciale qui, une fois remplie, leur permettront de se transformer en guerrières surpuissantes.

Mais attention à ne pas se reposer sur nos lauriers car certains boss ont plus d’un tour dans leur sac. En effet, ils peuvent nous infliger de sérieux dégâts avec leurs compétences spéciales. A nous d’esquiver ou contrer selon nos moyens. Mais nous ne sommes pas à l’abri d’un petit évanouissement général si jamais on baisse la garde.

Car, petite subtilité, ici, on ne meurt pas vraiment. Si jamais notre équipe devait malencontreusement perdre face à un adversaire un peu trop fort sur les bords, on se retrouve tout simplement… à l’infirmerie de l’étrange université. C’est chouette, n’est-ce pas ?

Rêve ou réalité ?

Les graphismes sont à l’image du jeu. Oniriques, voire irréelles à certains moments. Nous oscillons constamment dans une sorte d’ambiance étrange, comme figée dans le temps. Les jours passent lentement et de façon presque mystique avec ces étranges endroits à explorer et découvrir.

Personnellement j’ai vraiment apprécié me balader au milieu de ces contrées.

Mais, petit bémol, certains souvenirs retrouvés ne seront malheureusement pas mises en images. Je m’explique. Lors de ces phases, on aura juste droit à… un simple écran tout blanc et quelques phrases doublées par-dessus. Ce n’est pas folichon et démontre un manque de moyens flagrant.

Néanmoins, malgré ce léger défaut, la magie opère et je suis vraiment fan des graphismes dans l’ensemble. Ils dégagent quelque chose d’irréel qui sied à merveille au jeu.

Pour ce qui est de la bande sonore, elle sera agréable, douce et survoltée lors des phases de combat. En un mot, elle est parfaite sur toute la ligne et a fait vraiment du bien à mes oreilles.

Enfin, sachez qu’il vous faudra plus d’une quarantaine d’heures pour venir à bout de cette aventure pas comme les autres, ce qui est plus que correct pour un jeu de cet acabit.

Conclusion

Blue Reflection Second Light est une formidable suite qui nous transporte dès les premiers instants de jeu. Il n’est pas nécessaire d’avoir fait ce dernier pour jouer à celui-là et, si vous n’êtes pas réfractaire à l’anglais, je ne peux que vous conseiller de vous plonger dans cette aventure qui ne vous laissera clairement pas de marbre.

Merci pour vos lectures !

The Caligula Effect 2 (PS4 / Switch) : Bienvenue à Redo, le paradis dénué de regrets…

En juin 2016 sortait un JRPG au nom énigmatique de Caligula Effect. Je ne m’attendais à rien en me lançant dans cette aventure et, très vite, j’ai été conquise par l’histoire et les personnages.

Quelle ne fut pas ma joie lorsque j’ai appris qu’un 2 allait voir le jour dans nos contrées ! C’est donc avec un enthousiasme non dissimulé que je me suis jetée dans ce second opus qui me paraissait autant prometteur que son aîné.

Ce monde n’est pas réel

Alors que notre personnage coule des jours, somme toute assez banals, au sein de Redo, voilà que son univers se fissure et se brise le jour où il (ou elle) apprend que ce monde est fictif et digitalisé.

Tout ce qui l’entoure n’est que mensonges et illusions.

Accompagné(e) d’une mystérieuse poupée virtuelle, répondant au nom énigmatique de х, et de nombreux autres acolytes, notre personnage va faire tout son possible pour réintégrer le monde réel, celui qu’ils n’auraient jamais dû quitter…

Un jeu bien plus profond qu’il n’y parait

A première vue, on a affaire à un JRPG comme il en existe des tas d’autres. Après le choix de notre personnage, masculin ou féminin, nous voilà projetés très vite au cœur de l’action. On découvre Redo, cet univers numérique rempli de bugs et de créatures étranges.

Bien entendu, on va devoir se battre. Beaucoup. Afin d’acquérir le niveau nécessaire pour contrer les vilains Musicians qui ne comptent pas nous laisser détruire ce monde utopique.

Mais, avant d’enchainer les affrontements à gogo, il nous sera nécessaire de parcourir des tas de donjons. Parfois bien labyrinthiques. Heureusement qu’il nous est possible d’agrandir la mini carte sur le côté sinon bonjour les dégâts. De plus, on se retrouvera fréquemment face à une porte close ou un obstacle infranchissable.

Pas de panique.

Il suffira de rebrousser chemin et partir  la recherche de levier à actionner ou de clé à ramasser. Le jeu ne nous laissera jamais bloqué à un endroit bien longtemps et c’est tant mieux. De plus, il y aura pas mal de points de sauvegarde disséminés ici et là pour mon plus grand soulagement.

Bref, revenons à ce qui nous intéresse vraiment, à savoir les affrontements contre l’ennemi !

Les combats se feront au tour par tour comme le premier opus avec un aperçu de ce qui se passera si on déclenche telle ou telle attaque. Cette phase de « vision futuriste » s’adaptera également aux mouvements de nos adversaires, ce qui nous aidera grandement à anticiper leurs attaques. Je reconnais que c’est toujours aussi ingénieux et addictif que lors du premier volet.

On peut alors décider de garder l’attaque, ou plutôt opter pour la défense, voire l’utilisation d’un objet. A nous de voir si telle ou telle option nous conduira à une issue favorable ou pas. Il nous sera également possible de déclencher des attaques spéciales foudroyantes, très efficaces face à des boss récalcitrants et particulièrement coriaces.

Comme avec le premier opus, je me suis prise très vite au jeu, enchainant les combats sans m’en rendre compte. Certes, cela parait un peu brouillon, de prime abord, mais la magie opère bien. Je me suis amusée à tester toutes sortes de stratégie en changeant la formation de mon équipe, histoire de voir de quel bois se chauffent mes différents petits combattants. Et le résultat dépassait parfois toutes mes attentes, pour mon plus grand plaisir.

Outre ces combats dynamiques et fort jouissifs, il y a un autre aspect dont je vais vous parler. Comme je le disais au début du paragraphe, ce JRPG n’est pas aussi anodin qu’il pourrait sembler être, à première vue. Car, sous ses dehors de « revenons vite dans notre monde réel », il y a autre chose. Quelque chose de plus profond… et triste.

Car, chaque personnage a son histoire propre. Une histoire qui nous sera dévoilé petit à petit, au fur et à mesure qu’on discutera avec eux. Plus le lien se renforcera et plus on aura accès à leur cœur. Ensuite, quitte à nous de vouloir ou pas découvrir ce qui se cache vraiment dans le subconscient de nos acolytes. Qui sont-ils dans la vraie vie ? Je peux vous assurer que j’ai eu droit à de sacrés rebondissements à ce niveau.

Bien entendu, on a droit également à des quêtes annexes plus ou moins sympathiques pour peu qu’on décide de les faire. Je les ai trouvées très agréables et pas du tout ennuyeuses. Cela m’a permis de faire quelques pauses au niveau de l’intrigue principale.

Des graphismes pas folichons mais une bande sonore au top !

Dès les premiers instants de jeu, j’ai été surprise par les graphismes. Dans le mauvais sens du terme. En effet, j’avais l’impression de jouer à un jeu sur PS2. Certes, les Caligula Effect n’ont jamais brillé par leurs graphismes mais, franchement, je m’attendais à un peu mieux. Après des débuts un peu chaotiques à ce niveau, j’ai fini par m’y habituer.

Par contre, au niveau de la bande sonore, c’est un pur régal. Les mélodies sont entrainantes, dynamiques et particulièrement agréables à l’oreille. Elles accompagnent parfaitement notre périple au sein de Redo. J’en redemande.

Le seul hic… c’est que le jeu n’est pas traduit. Il va falloir maitriser un minimum la langue anglaise pour pouvoir en profiter pleinement.

Enfin, sachez que la durée de vie avoisinera la trentaine d’heures pour boucler l’histoire principale, ce qui est correct pour un jeu de cet acabit.

Conclusion

The Caligula Effect 2 est une suite plus que sympathique du premier opus sorti en 2016. On y retrouve tous les ingrédients qui ont fait son succès et surtout une nouvelle intrigue fort agréable à suivre… et remplie de rebondissements.

Si vous n’êtes pas allergique à l’anglais, alors je ne peux que vous conseiller fortement de vous jeter dans l’aventure en compagnie du « Go-Home Club ». Vous m’en direz des nouvelles !

Merci beaucoup pour vos lectures !

Test réalisé à partir d’une version PS4 fournie par l’éditeur.