Hellblade Senua’s sacrifice : Une quête initiatique au cœur de la folie…

Pour changer un peu des JRPG mignons tout plein mais ultra longs, j’ai décidé de découvrir enfin le mystérieux Hellblade Senua’s Sacrifice.

On m’avait fortement conseillé de le faire, de préférence, la nuit, avec un bon casque, afin de pouvoir s’immerger pleinement dans l’ambiance. C’est ce que j’ai fait et j’ai donc pu plonger au coeur des tourments de la pauvre Senua.

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Je te ramènerai auprès de moi

 

Senua est une jeune guerrière, meurtrie et désemparée depuis la mort de son bien-aimé Dillion. Par amour pour lui, elle est prête à traverser Helheim, le royaume des défunts afin d’y rencontrer Hela, la puissante déesse de la mort.

Elle aimerait lui demander une faveur.

Elle ne sait pas si elle va y arriver, si la déesse va l’écouter mais elle sait une chose, elle ne reculera devant rien ni personne.

 

Une histoire d’amour et de folie

 

Dès les premiers instants de jeu, je suis happée par son ambiance. Senua est psychotique. Elle entend des voix et ces dernières ne sont pas toujours tendres avec elle. Certes, elles la guident dans sa quête mais elles peuvent également se moquer d’elle ou la dévaloriser. Au début, j’avoue avoir été complètement déroutée par toutes ces voix, ricanements et hurlements qui sortaient de nulle part. J’en avais des sueurs froides.

Et puis, au fur et à mesure que le jeu avançait, je m’y suis faite. J’ai même eu recours à elles pour résoudre quelques énigmes.

Ces voix si inquiétantes au début sont devenues des piliers, voire du soutien quand Senua se laissait gagner par les ténèbres. Tout au long de sa quête initiatique, avec la tête de Dillion à ses côtés, on se demandera constamment si tout ceci est bien réel, s’il ne s’agit pas en fait du fruit de son esprit dérangé.

J’ai parcouru ce jeu avec la boule au ventre. Des tas d’émotions m’ont assaillies et j’ai vraiment adoré cette aventure de bout en bout. Je me suis également très vite attachée à Senua, une personnalité aussi forte que fragile.

Son amour pour Dillion est sa bouée de sauvetage. Elle s’y cramponne fort, désespérément, ce qui la rend encore plus touchante.

Outre ce personnage principal charismatique et inoubliable, on a également l’ambiance du jeu qui est tout simplement parfait sur toute la ligne. Les environnements que Senua traverse sont de toute beauté. Bien entendu, on aura également droit à des lieux bien glauques, voire dérangeants vers la fin du jeu.

Et j’ai adoré dénicher les pierres du savoir qui avaient des tas de légendes et mythologies intéressantes nordiques à me raconter.

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Un gameplay simple mais efficace

 

Au cours de sa quête initiatique, Senua devra se mesurer à des tas d’ennemis dont quelques boss bien coriaces et sournois. Les coups disponibles ne sont pas nombreux mais efficaces. On peut parer, esquiver, déclencher le pouvoir du miroir (pouvant ralentir les ennemis), et frapper. Senua a également la possibilité d’enchaîner quelques combos si elle court vers son adversaire ou dévie une de ses attaques.

Les combats sont très nerveux et dynamiques. Je me suis vraiment régalée à ce niveau. J’avoue qu’au début, j’avais la fâcheuse tendance à foncer vers les ennemis sans réfléchir, ce qui me causait des fins de partie assez douloureuses. Sachant que les ténèbres gagnent du terrain sur Senua à chacune de ses défaites, je devais veiller à ce que la pauvre ne périsse pas souvent.

Outre les combats, on avait également des tas d’énigmes à résoudre durant l’aventure. Il fallait soit chercher des runes pour déverrouiller des portes ou se concentrer sur un élément du décor pour le réparer ou faire apparaître un passage secret par exemple.

Ces phases d’énigmes ne sont pas difficiles en soi et demandent juste un peu de logique pour en venir à bout.

C’est durant ces moments d’énigmes que je me suis rendue compte de l’importance des voies dans la tête de Senua. Certes, elles stressent mais quand on est coincé dans un monde fait d’illusion ou d’obscurité, elles sont notre seul espoir pour s’en sortir sain et sauf.

Ce jeu est vraiment très riche dans tous les sens du terme.

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Une bande sonore au top et des doublages très convaincants

 

Comme je vous le disais un peu plus haut, j’ai été happée par une ambiance hors normes, qui prend à la gorge. La bande sonore y est pour beaucoup. Imaginez un peu, on baigne constamment dans une sorte de psychose avec des voix sortant de toutes parts. Parfois rassurantes, puis ricanantes, c’est très perturbant.

Les musiques vont dans le même sens et distillent petit à petit l’angoisse au fil du périple de Senua. Tour à tour apaisantes puis inquiétantes, elles collent parfaitement à la psychose grandissante de notre pauvre guerrière.

Pour ce qui est des doublages, ils sont à l’image du reste. Entendez par là qu’ils sont également très convaincants et parfaits sur toute la ligne. On sent vraiment que tout le monde donne le meilleur de lui-même dans le jeu et le résultat est tout simplement bluffant.

Enfin, sachez que la durée de vie n’est pas trop longue. En prenant mon temps (et mourant à de nombreuses reprises), j’ai fini le jeu au bout d’une dizaine d’heures. Mais ce sont des moments très intenses et inoubliables.

Je vous conseillerai également de visionner (une fois le jeu fini) le documentaire qui lui est destiné. On y voit toute l’étendue du travail fourni et surtout les recherches très intéressantes menées sur la psychose afin de rendre le jeu le plus crédible possible.

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Conclusion

 

Je pense que vous l’aurez sans doute compris, j’ai été séduite par Hellblade Senua’s Sacrifice sur toute la ligne.

C’est un pur bijou et on n’en ressort pas indemne.

 

Merci pour vos lectures.

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The Caligula Effect Overdose : Et si se perdre dans un paradis virtuel était la solution aux souffrances ?

Après des heures et des heures de jeu, il est, maintenant, temps de vous parler de l’un de mes gros coups de coeur du mois de mars.

Caligula Effect était, initialement, un JRPG sorti uniquement sur PSVita il y a deux ans.

Le 15 mars, une version améliorée et enrichie a débarqué, pour mon plus grand bonheur sur PS4, Switch et Steam. Cette nouvelle mouture du jeu s’appelle désormais The Caligula Effect Overdose.

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La Révolution est en marche…

 

L’histoire commence au moment de la remise des diplômes. Lors de son discours, notre personnage se rend compte que quelque chose ne va pas. Pris de panique, il tente de s’enfuir mais, étrangement, il semble qu’il n’y ait aucune issue. Le voilà donc prisonnier de ce monde virtuel répondant au nom de Mobius.

Très vite, il va faire connaissance avec les membres du Go-Home Club. Ils sont les seuls à le comprendre, étant donné qu’ils se sont également rendus compte qu’ils étaient coincés dans ce paradis artificiel. Eux aussi veulent s’en échapper.

La Révolution gronde donc contre µ (prononcé Miu), la créatrice de Mobius.

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Des combats dynamiques et un scénario captivant

 

Après avoir créé son personnage et répondu à quelques questions permettant d’affiner son caractère, me voilà propulsée au cœur de l’action. On se retrouve à gérer les nombreux combats contre les inquiétant Digiheads, des étudiants complètement sous la coupe de µ et ses sbires, et les relations sociales à tisser ici et là.

Au premier abord, on pourrait penser qu’il s’agit de simples combats au tour par tour mais si on creuse un peu, on se rendra compte que c’est bien plus original que ça. En effet, chacun de nos combattants a la capacité de prévisualiser l’issue de l’affrontement et d’enchaîner trois coups, ce qui n’est pas négligeable, notamment face aux boss de fin de niveau. Une fois l’enchaînement et le timing choisi, on peut libérer toutes les capacités des personnages et admirer le spectacle.

Sachant qu’une jauge de combo se remplit petit à petit, il nous sera également possible de déclencher des attaques terriblement destructeurs.

Afin d’avancer dans l’histoire, on devra donc traverser pas mal de donjons et se mesurer à de très (voire trop) nombreux Digiheads. Certes, on peut les éviter mais il suffit que l’un d’entre eux nous repère pour qu’un combat se déclenche… et que d’autres ennemis s’invitent au milieu de l’affrontement.

Quelques donjons, particulièrement labyrinthiques, nous obligeront à faire d’incessants allers et retours afin de déclencher quelques mécanismes. J’avoue que c’est un peu longuet voire frustrant à la longue mais le scénario, d’une incroyable qualité, venait pallier à ce léger défaut.

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En effet, plus on avancera dans l’histoire et plus les révélations s’enchaîneront.  Le scénario devient de plus en plus captivant et on n’a qu’une envie, continuer à jouer afin de découvrir tous les sombres secrets et fautes inavouées des personnages.

Mobius est un paradis artificiel pour quiconque ne trouvant plus sa place dans la vraie vie.

Les thèmes abordés dans le jeu sont particulièrement matures et sombres. Il y sera, notamment, question d’acceptation de soi, de solitude, de tendances suicidaires, d’amitiés détruites, de perversion etc… Toutes les souffrances humaines seront au rendez-vous.

Chaque personnage qu’on sera amené à côtoyer aura cette partie de souffrance qu’il faudra découvrir. Pour cela, rien de plus simple. On devra tout simplement nouer d’étroites relations avec lui en lui parlant et passant du temps avec lui. Sachant que notre propre personnage a son petit jardin secret, on a de quoi faire dans Mobius.

Petite nouveauté par rapport à la version PSVita, sachez qu’ici, on aura la possibilité de choisir notre camp. Oui, vous avez bien lu et c’est ce qui enrichira davantage notre expérience ludique. En effet, tous nos actes et décisions influenceront sur la destinée de notre personnage.

Il y a donc plusieurs fins à découvrir.

 

Des graphismes simples mais plaisants

 

N’oublions pas qu’il s’agit, à la base, d’un jeu conçu pour la petite PSVita. Les graphismes ne sont donc pas à couper le souffle. Néanmoins, j’y ai trouvé mon compte. En plus certains environnements sont carrément enchanteurs.

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J’ai également beaucoup apprécié le design des personnages et surtout leurs personnalités atypiques qui les rendaient vraiment très attachants.

Les doublages japonais sont également d’une grande qualité.

Malheureusement, le jeu n’est pas traduit.

Les joueurs ne maîtrisant pas assez l’anglais ne pourront, hélas, pas comprendre correctement les tenants et aboutissants du scénario.

De son côté, la bande sonore est très orientée J-pop, ce qui est parfait pour un univers comme Mobius. Je conçois que ces chansons tournant en boucle ne plairont pas à tout le monde mais, pour ma part, je me suis régalée.

Enfin, sachez que la durée de vie est tout à fait correcte d’autant plus qu’on aura la possibilité de refaire le jeu en choisissant une autre issue à notre personnage et débloquer ainsi une autre fin.

 

Conclusion

 

The Caligula Effect Overdose est un très bon JRPG qui m’a tenue en haleine durant de longues heures devant ma PS4. Le scénario est abouti et extrêmement captivant. Les combats, quant à eux, rivalisent d’ingéniosité et de dynamisme.

Si vous n’êtes pas trop allergique à l’anglais et que vous appréciez les JRPG, alors jetez vous sans tarder sur cette petite pépite.

 

Merci Koch Media pour l’envoi du jeu.

Nelke & the Legendary Alchemists : 20 ans d’histoire Atelier, ça se fête !

La licence de jeux vidéo Atelier, créée par le studio Gust, est particulièrement prolifique. En effet, elle compte pas moins de 35 titres (dont certains n’ont malheureusement pas franchi les frontières japonaises).

Toutefois, la licence a rapidement trouvé une place de choix dans le coeur d’un certain public, dont je fais partie.

Imaginez donc un peu mon enthousiasme et ma joie quand j’ai appris qu’un jeu allait voir le jour, pour fêter les 20 ans d’Atelier !

J’en profite pour remercier chaudement Koch Media pour l’envoi du jeu Nelke & the Legendary Alchemists.

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Histoire

 

Nelke Von Lestamm est une jeune aristocrate, fraîchement diplômée d’une grande académie et complètement fascinée par l’histoire du Sage et de l’arbre de Granzweit. Ses investigations la conduisent vers le petit village de Westwald. Etant donné que son père est propriétaire de ces terres, c’est tout naturellement qu’il l’envoie là-bas en mission.

Elle doit développer ce petit village, coupé du monde, et le rendre attractif et prospère. En parallèle avec ses activités de gouverneure, elle pourra continuer à mener son enquête sur les mystérieuses reliques des Sages.

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Il est temps de bâtir la ville la plus florissante possible !

 

Avant toute chose, sachez que ce jeu est intégralement en anglais et qu’il y a beaucoup de textes à lire.

Habituée à la licence Atelier, j’ai été, un tantinet, déroutée par le gameplay de ce spin off. En effet, alors que je m’attendais à explorer les terres de Westwald de fond en comble, je me suis retrouvée face à des personnages… qui évoluaient et marchaient tout seuls.

Ce gameplay ultra simplifié ne plaira sans doute pas à tout le monde.

De mon côté, une fois la surprise passée, j’ai pu me concentrer sur l’objectif de Nelke qui est de développer ce village laissé à l’abandon par son père.

Pour cela, rien de plus simple. Il faudra se balader dans les terres environnantes à la recherche de plantes et autres ingrédients nécessaires à l’ouverture de commerces à Westwald. Durant ces promenades, les personnages repèrent et collectent eux-mêmes ce qu’ils jugent importants.

On n’intervient vraiment que lorsqu’ils croisent des monstres au milieu du parcours. Les combats se font au tour par tour et nos personnages ont le choix entre attaquer, employer un objet ou améliorer nettement leurs compétences quand la jauge de Burst State est remplie.

Bien entendu, tout comme bon JRPG qui se respecte, plus on évoluera le niveau des personnages et plus ils disposeront d’attaques disponibles.

Même si ces phases de combats sont bien dynamiques (surtout quand les alchimistes feront leur apparition dans l’équipe), force est de constater que le jeu se concentre surtout sur l’aspect gestion du village.

En effet, Nelke passera énormément de temps à papoter avec les différents alchimistes, qui arriveront au compte goutte à Westwald, et construire des commerces et bâtiments ici et là. Elle devra également veiller au bonheur des habitants du village. Elle doit être donc à l’écoute et attentive à leurs demandes.

Plus les habitants se sentiront bien à Westwald et plus la cote de popularité du village augmentera.

Bien entendu, le gros point fort du jeu est cette arrivée massive des célèbres alchimistes de la licence. Quel plaisir de les voir débarquer petit à petit au village.

Je vous rassure, il n’est pas nécessaire d’avoir fait tous les jeux d’Atelier pour savourer ce spin off.

Chacune pourra prendre en charge un commerce et, grâce à ses compétences en alchimie, augmentera de façon exponentielle l’activité du village, ce qui n’est pas négligeable. Mais, bien entendu, pour cela, il nous faudra partir encore et toujours à la chasse aux ingrédients et taper quelques monstres en chemin.

Cet aspect collecte et papotage à tout va est un peu répétitif à la longue mais il n »en demeure pas moins addictif pour autant.

Petit à petit, on prend un réel plaisir à voir grandir et prospérer ce petit village d’autant plus que l’histoire se débloque au fur et à mesure de sa croissance.

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Des graphismes mignons et une bande sonore toute joyeuse

 

Pour ce qui est des graphismes, nous restons dans le style manga et mignon qui a fait le succès de la licence Atelier. Certes, on n’a pas trop le temps d’admirer les paysages, étant donné que les personnages se baladent tout seuls, mais j’ai quand même été conquise par la fraîcheur qui s’en dégageait.

Ce spin off est un pur moment de détente, sans stress ni quoi que ce soit d’autre y ressemblant. C’est juste une petite parenthèse de bien-être qu’il nous propose.

La bande sonore n’est pas en reste non plus puisque le jeu est entièrement doublé par les voix japonaises. Quant aux musiques, elles reflètent tout à fait l’état d’esprit du spin off. Elles sont toutes joyeuses et font du bien au moral.

Petite cerise sur le gâteau, il y aura des touches d’humour fréquentes disséminées ici et là tout au long de l’aventure, ce qui est très appréciable.

Enfin, sachez que la durée de vie est colossale, pour peu qu’on décide d’exaucer toutes les demandes et quêtes annexes des villageois.

 

Conclusion

 

Nelke & the Legendary Alchemists est un spin off rafraîchissant et qui rend un très bel hommage aux 20 ans de la licence Atelier.

Même si le gameplay peut se révéler un peu trop simple sur les bords, le jeu n’en demeure pas moins intéressant et sympathique à parcourir, surtout avec la présence des célèbres alchimistes.

Hélas, il est en anglais et tout le monde ne pourra donc pas en profiter.

 

Merci pour vos lectures.

Death Mark : Un visual novel d’horreur qui marque…

J’ai toujours adoré me faire peur.

C’est pour cette raison que je ne pouvais pas passer à côté de Death Mark.

Au début, je voulais me prendre la version boîte sur PSVita mais, après avoir appris qu’il faudrait télécharger l’épisode bonus, je me suis finalement tournée vers celle, complète, de la Switch.

Bon, après cette petite anecdote, passons à présent aux choses sérieuses…

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La marque de la mort

 

Dans la rue, deux jeunes filles discutent. Elles parlent de la disparition d’une certaine Miss Yamaguchi. Cette dernière faisait des recherches sur une mystérieuse marque…

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La même qui figure sur le poignet de notre personnage, amnésique et complètement perdu. Il ne sait pas ce qui se passe. Il ne sait pas pourquoi cette marque est présente sur son poignet… Ses pas le mènent vers l’étrange manoir Kujou.

Peut-être y trouvera-t-il des réponses ?

Mais, le pauvre, n’est pas au bout de ses (mauvaises) surprises.

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Au coeur des légendes urbaines japonaises

 

Death Mark est un visual novel (ou roman interactif) d’horreur, ce qui veut dire qu’il y aura énormément de lecture au programme.

Sachant que le jeu n’est pas traduit et qu’il est donc entièrement en anglais, il ne pourra malheureusement pas convenir à tout le monde.

On incarne donc ce personnage amnésique qui doit partir à la recherche de la chose lui ayant donné cette marque de la mort. S’il n’y arrive pas, il est condamné à mourir, souvent dans d’atroces circonstances. Il n’a donc pas le choix et doit parcourir les lieux où séviraient les plus horribles créatures maléfiques qui existent.

On entre donc très vite dans le vif du sujet et j’ai vraiment adoré ça. Le jeu ne tire pas inutilement en longueur, ce qui est très appréciable.

Le gameplay est très simple et s’apparente à un bon point’n click rempli de tensions et de bruits inquiétants. On se déplace donc dans des lieux tout en balayant les images fixes avec le joystick pour récolter de précieux objets ou indices (souvent en surbrillance).

Jusqu’ici, rien de bien compliqué, vous me direz. Et bien détrompez-vous car ce jeu peut se montrer extrêmement intransigeant et sans pité dans les phases dites de « Live or Die« . Notre personnage possède un certain nombre de Soul Power lui permettant de survivre aux questions insidieuses des mauvais esprits. Une seule mauvaise réponse peut faire baisser le nombre de points de façon exponentielle… ou pire encore, mener tout droit au Game Over.

Heureusement, il est possible de trouver des talismans disséminés ici et là pour regonfler un peu le stock de Soul Power.

Comme vous avez pu le constater, l’intérêt de ce jeu ne réside pas dans son gameplay mais plutôt au niveau de l’écriture des chapitres. Il y en a 5 plus l’épisode DLC bonus. Chaque chapitre nous confronte à un esprit malin dangereux et belliqueux. Tous sont issus des légendes urbaines et folklore japonais.

Etant donné que j’en suis très friande, je me suis littéralement régalée.

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Des graphismes simples mais une bande sonore à couper le souffle

 

Pour ce qui est des graphismes, je peux vous dire qu’ils restent simples mais efficaces, notamment dans l’aspect visuel des esprits malins. De leur côté, les personnages ne sont pas en reste non plus et j’ai vraiment apprécié leur style. Certes, ce sont des images fixes mais elles n’en demeurent pas moins réussies et à la hauteur de mes attentes.

Mais, ce qui m’a le plus marqué dans le jeu, c’est la bande sonore. Elle est parfaite de bout en bout.

Même si les personnages ne sont pas entièrement doublés, le peu qu’on entend d’eux est convaincant.

Et que dire de ces bruits, parfois bien horribles, que font les spectres ? Entre les murmures, les gémissements voire les hurlements, on a de quoi sursauter. C’est pour cette raison que je vous recommanderais chaudement d’y jouer, le soir, avec un casque… Histoire d’être totalement dans l’ambiance malsaine du jeu.

Concernant la durée de vie, j’ai bouclé les 5 chapitres et le DLC en une vingtaine d’heures, ce qui est tout à fait correct pour un visual novel. J’ai pris mon temps pour explorer tous les lieux de fond en comble et je suis ressortie très satisfaite de cette aventure terrifiante.

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Conclusion

 

Death Mark est un visual novel abouti et très sympathique à parcourir, pour peu qu’on adore se faire peur. J’ai été très vite happée par son ambiance malsaine et inoubliable. Que cela soit la qualité des histoires ou la bande sonore flippante, tout est réuni pour nous faire passer de très agréables moments de terreur.

Si vous aimez les sensations fortes et que vous n’êtes pas réfractaires à l’anglais, alors ce jeu est fait pour vous !

Merci pour vos lectures !

The Princess Guide : En avant pour le programme d’entraînement des princesses guerrières !

Développé par les studios NIS America, The Princess Guide est un JRPG mélangeant action, stratégie et un soupçon de hack’ n’ slash.

Le jeu sort le 29 mars 2019 sur Nintendo Switch et PS4 au prix de 39.99 euros.

Avant de vous parler en long et en travers du gameplay et de mon ressenti, je vous invite à vous pencher, un instant, sur l’histoire de ce JRPG pas comme les autres.

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Un monde chaotique fractionné en 4 Royaumes

 

Dans un monde qui sombre de plus en plus face aux forces du mal, quatre princesses se dressent devant l’adversité.

Toutes plus courageuses les unes que les autres, elles n’en demeurent pas moins vulnérables et incapables de se prendre réellement en main.

C’est là que notre personnage entre en scène. Après avoir démontré ses capacités de guerrier sur le terrain de combat, il est recruté pour devenir l’instructeur ou coach officiel de ces jeunes demoiselles.

Arrivera-t-il à guider ces princesses vers la voie de l’apprentissage et de la sagesse ?

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Un gameplay simple mais efficace

 

Après une courte phase de combat qui sert de didacticiel, on passe à la phase de la personnalisation de notre instructeur. Ce qui m’a amusée, c’est qu’on pouvait lui choisir une personnalité parmi sérieux, honnête, réservé ou même… pervers. Bien entendu, ce choix influencera ses relations avec les princesses.

Une fois l’instructeur créé, on va faire la connaissance des quatre demoiselles.

Il y a la Warrior Liliartie, la Witch Veronica, la Rose Monomaria et la Dragon Alpana. Chacune possède un caractère et une personnalité propre qu’il faudra apprendre à connaître afin que la relation soit au beau fixe.

Après avoir choisi notre princesse, on entre directement dans le vif du sujet. Même si chacune a une histoire qui lui est propre, le but ultime reste le même, à savoir mener la jeune demoiselle vers la victoire ultime.

Pour cela rien de plus simple.

On se déplace sur une carte du monde tout en accomplissant un maximum de missions. Les combats sont très dynamiques et en temps réel. A première vue, on pourrait penser que le jeu est facile, d’autant plus que les princesses peuvent déclencher des combos dévastateurs avec leur équipe mais, il n’en est rien.

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En effet, plus on avancera dans l’aventure et plus les ennemis seront coriaces et sournois. Ne parlons pas des boss qui donneront carrément du fil à retordre à nos pauvres princesses. Afin d’éviter que la mission n’échoue, il faut impérativement une bonne stratégie. En effet, il faudra tenir compte des affinités entre soldats et commandants si on veut emmener notre équipe vers la victoire.

De plus, lors des missions, on aura la capacité de faire l’éloge ou réprimander notre princesse. Ce n’est pas anodin car ça pourrait lui donner un vrai coup de boost ou même rétablir complètement sa barre de vie.

Tout en combattant les ennemis, on pourra également amasser des trésors ici et là qui viendront enrichir notre collection d’armes et d’objets. Bien entendu, comme dans tout bon JRPG qui se respecte, les princesses pourront acquérir de nouvelles capacités au fur et à mesure qu’elles vaincront leurs adversaires.

Chaque mission est différente et on devra l’accomplir dans un temps imparti sinon elle échoue et on est donc obligé de la recommencer depuis le début. Inutile de vous préciser que c’est un tantinet frustrant. Heureusement, durant le parcours, on a des reliques de soin, qu’il faudra activer pour rétablir la barre de vie. Il y en a d’autres qui pourront nous aider à vaincre nos ennemis en leur crachant du poison par exemple.

Toutes ces reliques sont bien utiles car, face au nombre croissant d’ennemis, les princesses auront bien du fil à retordre.

 

Un jeu tout mignon

 

Pour ce qui est des graphismes, ils sont à la hauteur de mes attentes. Le style manga fait mouche et j’ai été rapidement séduite par les touches d’humour disséminées ici et là. Par contre, je déplore le fait que les combats soient un peu illisibles par moments, surtout quand il y a un peu trop de monde sur l’écran.

Le jeu n’est malheureusement pas traduit et est donc intégralement en anglais.

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Le jeu est entièrement doublé en japonais et c’est fort plaisant. Détail amusant, les personnages gigotent énormément quand ils parlent. Ça donne un petit côté loufoque bien sympathique.

De toute façon, le jeu ne se prend jamais vraiment au sérieux et je me suis beaucoup amusée en compagnie des quatre princesses même si, à la longue, certaines missions pourraient se révéler un peu répétitives sur les bords.

La bande sonore est, quant à elle, variée et très dynamique, à l’image de cette aventure haute en couleurs.

Enfin, la durée de vie est colossale pour peu qu’on décide de faire toutes les missions et quêtes annexes. Sachant qu’il y a quatre princesses à gérer, on a vraiment de quoi faire avec ce jeu.

 

Conclusion

 

The Princess Guide est un JRPG dynamique et très sympathique. Il tient clairement la route si on n’est pas trop exigeant en la matière.

Pour ma part, j’ai vraiment accroché à cet univers délirant et survolté.

Mener des princesses à la victoire n’a jamais été aussi amusant.

 

Merci beaucoup à Koch Media pour l’envoi du jeu. 

Magic Monaco : Une 5ème édition à la hauteur de sa réputation.

En seulement cinq ans, le Magic Monaco, fondée par la société Shibuya Productions, s’est imposé comme un évènement incontournable pour tous les amoureux de la culture geek, le cinéma, le cosplay et les jeux vidéo.

Chaque année apporte son lot de surprises et d’invités prestigieux.

2019 ne fera pas exception à la règle. On ne peut s’y rendre que sur invitation sur le net et le nombre de visiteurs est limité. C’est pour cette raison qu’il ne fallait pas trop tarder pour s’inscrire. J’ai eu l’honneur de bénéficier d’une invitation et, le 9 mars, me voilà partie pour 5 heures de route, en direction de Monaco.

 

Un évènement très prisé et des invités de marque

 

Quand je suis arrivée devant l’entrée du Magic Monaco, j’ai été… découragée par la foule impressionnante de visiteurs. Mais, heureusement, l’attente ne fut pas trop longue. On a vérifié si mon nom figurait sur la liste et, ensuite, on m’a fourni un badge « visiteur » pour me permettre de circuler comme bon me semble durant l’event.

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Une fois en possession du badge et du programme de la journée, j’ai pu découvrir des stands blindés de manga et de figurines. On y trouvait de magnifiques objets disponibles nulle part ailleurs. Inutile de vous préciser que la tentation était extrêmement grande.

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Etant donné que j’étais arrivée vers 10 heures, j’ai raté malheureusement l’ouverture des portes et surtout la magnifique démonstration de sabre laser par les Gardiens de la Force.

Mais qu’à cela ne tienne, je me suis tout de même rendue à la salle des conférences pile au moment où le grand Leiji Matsumoto a commencé son live drawing d’Albator. Il était accompagné d’un quatuor à cordes qui nous a rejoué des morceaux inoubliables issus du célèbre dessin animé. C’était un moment magique et tellement nostalgique à la fois. J’en ai pris plein les yeux et les oreilles. De plus, l’évènement était présenté par Jacky, du Club Dorothée. Je suis donc redevenue une petite fille durant cette trentaine de minutes tellement intense.

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Ensuite, il y a eu la conférence tant attendue de Yu Suzuki qui nous a parlé de Shenmue 3, un jeu que j’attends impatiemment, d’autant plus que j’avais participé au kickstarter.

Il a été expliqué durant l’interview que Ryo devra maintenant se nourrir, et pas seulement boire des sodas ici et là, s’il veut garder son endurance, notamment dans les phases où il doit courir, par exemple. Il bénéficierait également d’un inventaire plus grand, ce qui lui permettrait de stocker plus d’objets. Et, petite nouveauté, il pourra également pêcher et participer à des concours pour gagner des lots bien utiles pour l’aventure.

Pour ce qui est des techniques de combat, Ryo devra s’entraîner dur afin de se perfectionner dans les enchaînements, ce qui lui permettrait de déclencher des attaques fulgurantes face à ses adversaires.

Yu Suzuki a également montré quelques images du jeu mais, je n’ai rien trouvé de neuf à me mettre sous la dent.

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Après la conférence de Yu Suzuki, alors que je venais de sortir de la salle, voilà qu’on annonce… un invité surprise. Une star internationale qui ne figurait pas dans le programme.

Il s’agissait de Wesley Snipes, l’un de mes acteurs préférés.

Je suis donc vite revenue dans la salle de conférence où j’ai pu assister à une interview survitaminée de cet acteur que j’admire énormément.

Après avoir parlé de sa carrière et montré des extraits de films marquants, comme l’incontournable Blade, Wesley a décidé de nous faire une petite démonstration d’arts martiaux. C’était vraiment un moment fun et très sympathique.

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Franchement, toutes les conférences ont été à la hauteur de mes attentes. Les invités de marque étaient là et se sont donnés à fond pour nous faire passer de très agréables moments en leur compagnie.

 

Petits couacs au niveau des séances de dédicaces…

 

Malgré tout, il y a eu quand même quelques petits détails qui m’ont chiffonné. Cela n’a rien à voir avec le programme qui était parfait de bout en bout. Non, ça se situait plutôt au niveau des séances de dédicaces.

Je voulais une dédicace de Yu Suzuki mais, je me suis perdue au milieu de toutes ces files d’attente, ne sachant plus où me diriger. Les organisateurs semblaient eux-mêmes un peu perdus.

Résultat, je n’ai pas eu ma dédicace. J’ai perdu deux bonnes heures à poireauter… pour rien. En plus, Yu n’est resté qu’une toute petite heure durant la séance de dédicace, ce qui n’arrangeait rien.

Pour me consoler, je me suis baladée un peu au milieu des différents stands et je suis tombée sur une réplique de Penniwyse, le clown de Ça, bien flippant et ressemblant.

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Malheureusement, j’ai dû reprendre la route peu après 15 heures. Du coup, j’ai raté toutes les conférences et évènements sympathiques de l’après-midi.

Je pense notamment au concours de cosplay qui semblait prometteur et une interview de Christophe Lambert.

Ce n’est que partie remise.

L’année prochaine, j’y retourne !

Unfinished Swan, un conte onirique à découvrir de toute urgence.

Unfinished Swan est un jeu, disponible uniquement en téléchargement, qui m’intriguait depuis pas mal de temps. Quand il a été soldé, je n’ai pas hésité une seule seconde à me le procurer même si j’ignorais totalement dans quoi j’allais mettre les pieds.

Même s’il existe quelques tests sur le web, je me refuse souvent à les lire afin de découvrir le jeu d’un oeil neuf et neutre.

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Il était une fois… 

 

Un petit garçon prénommé Monroe. Il avait une mère talentueuse mais pas très assidue. Pour preuve, elle ne finissait jamais ses peintures.

Après son décès, Monroe se retrouve propriétaire d’une seule de ses toiles.

Il s’agissait du cygne inachevé. La peinture préférée de sa mère.

Mais, un jour, le cygne disparut de la toile.

En suivant les empreintes au sol, le petit garçon se dirige vers une étrange porte.

Et c’est là que commence son incroyable aventure.

 

Une aventure envoûtante et terriblement onirique

 

Comme je le disais un peu plus haut, je me suis aventurée un peu à l’aveugle dans le jeu, ce qui explique pourquoi au début, j’étais complètement larguée, ne comprenant pas du tout ce qu’il fallait faire.

Après une petite entrée en matière où l’histoire de Monroe m’était contée, je me suis retrouvée dans sa peau… au beau milieu d’un écran tout blanc. J’ai réfléchi, tourné un peu sur moi-même, ne sachant pas du tout quoi faire pour me sortir de ce pétrin. Et puis, j’ai touché l’écran tactile de ma PSVita (sans le faire exprès) et là, une boule d’encre a jailli.

J’ai alors éclaboussé l’écran blanc et petit à petit, un chemin s’est dessiné. Je l’ai suivi et admiré les œuvres qui m’entouraient et qui apparaissaient au fur et à mesure de mon avancée dans le jeu. C’était beau, onirique et mystérieux par moments.

Pour me guider, je devais constamment suivre les empreintes du cygne qui avait une fâcheuse tendance à me fuir dès que j’étais proche de lui.

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Quatre chapitres sinon rien

 

Tout au long des chapitres, le petit Monroe est amené à découvrir différents environnements. Tour à tour mignons puis inquiétants, cette aventure captive de bout en bout.

Les capacités de son pinceau magique évoluaient également. Au début, on ne pouvait que faire des projections d’encre noire puis, dès le second chapitre, des billes d’eau ont pris la relève.

C’est ainsi que j’ai pu redonner vie à de fantastiques plantes grimpantes, nécessaires à mon avancée dans l’aventure.

J’ai vraiment adoré me plonger dans ces différents univers poétiques à souhaits. Cerise sur le gâteau, il était possible de dénicher des pages du conte éparpillés ici et là pour comprendre certains aspects du jeu.

J’étais donc partie pour fouiner partout, pour mon plus grand bonheur. Dès que je trouvais une page du conte, une douce voix me narrait ce qui s’y passait.

Je pouvais également partir en chasse des ballons cachés dans les décors si l’envie m’en prenait. Ce sont de petits bonus bien sympathiques permettant de prolonger un peu plus la durée du jeu.

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Une durée de vie moyenne mais très intense

 

En prenant mon temps (et à cause de mon satané motion sickness), j’ai fini le jeu en six heures. Ce n’est pas folichon mais je peux vous assurer que l’expérience ludique est vraiment surprenante et inoubliable.

On aura également droit à quelques énigmes mais je vous rassure tout de suite il n’y aura absolument rien d’insurmontable.

Si j’y suis parvenue, alors que je suis carrément une cruche dans le domaine des casse-tête, alors tout le monde peut y arriver.

Pour ce qui est des graphismes, on peut dire qu’ils collent à la perfection aux contes de fées. C’est beau et surprenant.

On a vraiment l’impression de pénétrer au beau milieu des peintures de la maman de Monroe. La touche artistique est très réussie et, pour ma part, j’en redemandais.

Du côté de la bande sonore, c’est pareil.

Que cela soit les douces musiques ou les différents bruitages des créatures qu’on croisera durant notre aventure, tout est parfait.

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Conclusion

 

Unfinished Swan est un jeu inclassable qui se savoure autant qu’il émerveille. Dès les premiers instants, on est littéralement happé par cette ambiance unique en son genre.

En l’achetant, je ne savais pas à quoi m’attendre et bien sachez que j’ai été conquise de bout en bout.

Je vous recommande donc vivement de découvrir, à votre tour, l’histoire de ce cygne inachevé.

 

Merci pour vos lectures !