Prinny Presents NIS Classics Volume 2 (Switch) : Ils sont de retour pour le meilleur ou pour le pire ?

NIS America a eu l’excellente idée de ressortir les œuvres cultes de Nippon Ichi Software dans la collection Prinny Presents dont le premier volume m’avait littéralement fait craquer. Inutile donc de vous préciser que j’attendais le second volume avec une impatience non dissimulée d’autant plus que je ne connaissais pas du tout les deux titres qui y figuraient.

C’est donc avec joie que j’ai accueillie cette nouvelle compilation et que je me suis empressée de la découvrir.

Petite précision : sachez que, comme pour le premier volume, ces deux jeux ne bénéficieront, hélas, pas de sous titres français.

Makai Kingdom : Reclaimed and Rebound

Lord Zetta est un puissant souverain indestructible et craint de tous. Lorsqu’une prophétie lui annonce la fin de son Royaume, il ne peut s’y résoudre et part à la conquête du Livre Sacré, sensé détenir la solution à tous ses problèmes. Seulement voilà, rien ne se passe comme prévu.

A l’ouverture du livre en question, son Royaume qu’il cherchait à sauver est dévoré instantanément par les flammes… Malgré sa puissance, Lord Zetta ne peut rien faire pour empêcher le désastre. Pire encore, lui-même commence à se consumer. Afin de survivre à cette attaque fulgurante, il n’a pas d’autre choix que de se réfugier dans le livre sacré et y reste enfermé…

Remonté comme un coucou, le voilà qui crie vengeance ! Bien décidé à retrouver son Royaume bien aimé, il se met en tête de le reconstruire et surtout de retrouver la personne responsable de tous ses malheurs.

Il est temps de reconstruire son Royaume

Grâce à sa fidèle prophétesse, Lord Zetta va donc s’activer à reconstruire son Royaume et retrouver sa grandeur d’antan. Pour cela, il doit retrousser ses manches et créer un maximum d’alliés à partir d’objets disponibles sur le terrain. Une fois créés, ces derniers peuvent se rendre dans les arènes de combat et, en cas de victoire, ramener des items nécessaires à la création de nouveaux personnages, voire classes de combattants.

Sur le terrain, une fois les alliés invoqués, ces derniers se déplacent dans un périmètre délimité et ont la possibilité d’attaquer un ennemi, se défendre ou même de le porter pour le balancer au loin, histoire d’assommer un autre ennemi au passage… ou juste pour nous permettre de prendre la poudre d’escampette. Au fur et à mesure de l’avancement de l’histoire et de la reconstruction, on aura la possibilité d’invoquer des véhicules sur le terrain de combat. Ce qui va pouvoir grandement nous aider à vaincre nos adversaires.

Il est également fortement conseillé de fouiller les niveaux de fond en comble car on peut toujours dénicher des objets spéciaux, très utiles dans notre projet de reconquête du pouvoir. On peut également apprendre à nos alliés des capacités spéciales au fur et à mesure des victoires contre l’adversaire.

J’ai vraiment beaucoup apprécié ce système de reconstruction et de combats dans des arènes générés de façon aléatoire. Le gameplay se révélera bien vite plus riche que ce qu’il pourrait laisser penser de prime abord.

Seul petit bémol, le peu de visibilité sur les arènes de combat, surtout quand nos unités sont nombreuses sur le terrain.

L’humour y est également omniprésent et j’ai souri, plus d’une fois, face aux débordements du colérique Lord Zetta.

Z.H.P : Unlosing Ranger vs Darkdeath Evilman

L’espoir de l’Humanité réside dans l’existence d’un super bébé qui peut, à lui seul, stopper l’Apocalypse. Oui rien que ça. Malheureusement, l’adorable bambin a été kidnappé par un vilain très très méchant, Darkdeath Evilman. Pas de panique, le super héros surpuissant est en chemin pour sauver le bébé… mais un malencontreux accident va faire tout chambouler.

Mais heureusement, notre personnage se trouvait dans les parages. Et le voilà qui devient, bien malgré lui, à son tour, le super héros tant attendu. Commence alors un périple des plus périlleux où mourir en boucle n’est plus une option…

Les vrais héros ne meurent jamais… ou ressuscitent à l’infini

Tel est le crédo de ce jeu. Une fois propulsé dans un niveau, on va devoir l’explorer dans tous les recoins en se déplaçant de case en case. Dès qu’un ennemi se trouvera à proximité, il faudra faire attention à ne pas se faire remarquer et pouvoir l’annihiler en vitesse. Car, si jamais il vient à pousser un cri strident et que des potes à lui se trouvent à proximité alors bonjour les dégâts.

Le principe est donc de survivre un maximum de temps dans ces donjons afin de récolter de précieux armes et objets. Mais, si jamais il  vous venait de mourir, ce qui arrivera très vite et très fréquemment alors vous perdrez tout votre équipement et retomberez au niveau 1. Heureusement on peut garder tous nos statistiques de combat gagnés au cours de notre périple et c’est déjà ça.

Ce qui veut dire que plus on explorera de donjons et plus nos capacités seront à la hausse et c’est tant mieux, car, le fait de mourir en boucle pourrait finir par rebuter certains d’entre nous.

Au fur et à mesure qu’on avancera dans notre quête, on aura la possibilité de modifier nos armes grâce à notre forgeron, ce qui nous donnera davantage de force de frappe lors de notre prochain périple par exemple.

C’est un jeu très riche qui regorge de bonnes idées que j’ai pris plaisir à découvrir petit à petit. Et bien entendu j’ai adoré les petites touches d’humour disséminées ici et là qui sont propres à l’univers des productions de Nippon Ichi Software.

Le seul bémol que je vois dans ce jeu vient d’une interface assez lourde et peu intuitive. De plus, il faut garder constamment l’œil sur l’état de nos armes car une fois usée, elle ne nous sert strictement plus à rien. Et, en plein combat, c’est souvent une issue fatale qui nous attend.

Le poids des années

Côté graphismes, malgré un lissage, on voit bien que ces jeux ne sont plus tout jeunes. Malgré tout, le charme opère toujours, pour peu qu’on ne soit pas réfractaire aux bons gros pixels d’antan.

Pour ce qui est des doublages, ils sont de bonne facture. Surtout la version japonaise de mon point de vue.

La bande sonore est dynamique et sympathique même si, à force d’entendre les mêmes mélodies tourner en boucle, il est possible que certains joueurs se lassent à la longue.

Et, enfin, sachez que la durée de vie pour ces deux jeux est colossale. Je suis loin d’avoir bouclé entièrement les deux titres et je sens qu’il me reste encore énormément de chemin à faire avant d’en voir la fin.

Conclusion

Ce second volume de Prinny Presents est, une nouvelle fois, une pure réussite. Ne connaissant aucun des deux jeux, j’ai vraiment pris un véritable plaisir à les découvrir et à m’immerger dans ces univers autant sympathiques que loufoques.

Il est juste dommage que ces titres n’aient pas bénéficié de sous titres français.

Merci pour vos lectures !

Test réalisé à partir d’une version presse fournie par l’éditeur.

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