Yurukill : The Calumniation Games (Switch / PS4-PS5 / PC) : Le mélange des genres fera-t-il bon ménage ou pas ?

Lorsque j’ai entendu parler, pour la première fois de ce mystérieux Yurukill, édité par Izanagi Games, j’étais fortement intriguée d’autant plus que je suis très friande des jeux d’enquête et qu’en plus il bénéficiait de sous titres français, ce qui est un très gros point positif à n’en pas douter.

Mais, étant donné ma nullité abyssale au niveau des shoot’em up, j’avais peur de ne pas arriver jusqu’au bout de l’aventure.

Finalement, la curiosité fut plus forte que mes petites appréhensions et me voilà prête à débarquer sur Yurukill.

Coupables ou innocents, telle est la question

Cinq prisonniers, clamant haut et fort leur innocence, se réveillent dans une mystérieuse prison avec un étrange collier vissé au cou. Désemparés, ils ne savent pas ce qui les attendent d’autant plus qu’on les oblige à participer à des jeux dont l’issue pourraient être fatale à chaque instant.

En effet, chacun doit collaborer avec une personne ayant la possibilité de l’« exécuter » à tout moment…

Un jeu hybride pour un cocktail décapant

Après avoir fait connaissance avec les différents protagonistes du jeu, nous voilà propulsés dans le vif du sujet. Qui est coupable, qui est innocent ? A nous de le découvrir via des phases d’enquête où il faudra passer un lieu au peigne fin sans l’optique d’y récolter des indices ou des objets à assembler ou mélanger, selon les situations.

On sera également amené à résoudre des tas d’énigmes au fil de nos enquêtes. J’ai trouvé ces dernières assez faciles dans l’ensemble même si certaines d’entre elles étaient un brin alambiquées sur les bords.

Une fois toutes nos investigations bouclées, nous voilà projetés dans la deuxième phase du gameplay, celle que j’appréhende le plus, à savoir les moments de shoot’em up.

Heureusement pour moi, on a la possibilité de baisser le niveau de difficulté afin de ne pas se retrouver coincé bêtement. Et là, franchement, malgré ma réticence initiale, j’avoue avoir été conquise très rapidement. C’est fun, dynamique et il ne faut surtout pas baisser sa garde si on ne veut pas perdre directement des vies.

Une fois un niveau de shoot’em up gagné, on accède à la conscience de notre cible, oui rien que ça, et lui présenter nos preuves pour prouver notre innocence dans l’affaire qui nous est reprochée. Et ainsi de suite.

J’aurai un petit bémol à soulever ici. Durant les phases de shoot’em up, nous sommes régulièrement interrompus par des dialogues qui débarquent de façon intempestive et qui coupent littéralement l’action. C’est très dommage et frustrant à la longue. J’ai également noté quelques bugs au niveau des sous titres qui pouvaient brusquement basculer dans une autre langue.

Mais, malgré ces légers défauts, la sauce prend rapidement, dès la première affaire. On est vite pris au jeu et je me suis surprise à enchainer les chapitres sans m’en rendre compte. C’était clairement addictif et je voulais constamment savoir la suite au fur et à mesure que la vérité se profilait à l’horizon.

Le mélange thriller implacable et shoot’em up fonctionne à la perfection et je me suis régalée de bout en bout.

Une ambiance sombre et légère à la fois

Malgré une atmosphère somme toute assez macabre sur les bords, j’ai vraiment apprécié les petites touches d’humour disséminées ici et là. C’est parfaitement bien dosé et on en redemande. De plus, qu’ils soient attachants ou terriblement agaçants, chaque personnage apportera son lot de surprises à la clé.

Pour ma part, j’ai été plus que surprise de la tournure de certains évènements qui m’ont laissé, parfois, sans voix.

Du côté des graphismes, on retrouve les fameuses images fixes propres aux visual novel. C’est plutôt vers les phases de shoot’em up qu’on va clairement en prendre plein les mirettes. Ça explose et ça tourne dans tous les sens, les musiques qui accompagnent ces phases sont particulièrement dynamiques et entrainantes. Elles accompagnent très agréablement ces phases particulièrement intenses, d’où ma forte frustration lorsqu’elles se coupaient de façon brutale pour laisser la place à quelques lignes de dialogue… Concernant la durée de vie, elle avoisinera la quinzaine d’heures pour 7 chapitres, ce qui est plus que correcte pour ce genre de jeu.

Conclusion

Vous l’aurez sans doute déjà compris, j’ai été plus que séduite par ce jeu. Son côté hybride, mélangeant plusieurs genres, fait merveille et franchement je ne m’attendais pas à découvrir une telle pépite.

Si vous aimez Phoenix Wright, Danganronpa et les jeux de shoot’em up, alors Yurukill est fait pour vous.

En plus, il bénéficie de sous titres français alors n’hésitez plus et jetez vous dessus ! Vous ne le regretterez pas.

Merci pour votre lecture !

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