Crystar (PS4 / Switch / PC) : Et si le purgatoire était pavé de longs couloirs ?

Après avoir pris ses marques sur PS4 et PC en 2019, Crystar débarque en avril sur Switch. Développé par Gemdrops et édité par Nis America, le jeu va nous plonger au cœur du Purgatoire et des larmes à profusion.

Etes-vous prêts à faire face aux pires tourments ? Alors suivez le guide !

Le pacte

Sans savoir comment elle a bien pu atterrir ici, la jeune Rei se réveille, un jour, au Purgatoire. Elle n’a que quelques bribes de son passé. Très vite, elle retrouve sa jeune sœur Mirai qui semble autant perdue qu’elle.

Toutes deux vont alors essayer de trouver une échappatoire à cet enfer mais la situation dégénère et Mirai perd la vie.

Désespérée, Rei va alors tout mettre en œuvre pour ressusciter sa sœur, quitte à faire un pacte avec les démons du Purgatoire.

Une aventure qui tourne vite en rond

Nous incarnons donc l’infortunée Rei qui se retrouve plongée en plein cauchemar. Après son pacte, elle va devoir parcourir des tas de niveaux parsemés de longs, très longs couloirs labyrinthiques qui se ressemblent tous, plus ou moins.

Certes, les combats sont dynamiques. Du moins au début. Mais, très vite, on se rend compte que là aussi, ça tourne en rond. Rei et ses amies peuvent déclencher des attaques basiques, et quelques attaques spéciales grâce à leurs larmes.

Car, oui, le jeu repose beaucoup sur les glandes lacrymales des jeunes combattantes. En effet, plus elles vont verser de larmes et plus elles pourront déclencher des attaques spéciales ou faire appel à leur Gardien, un être surpuissant qui viendra leur donner un bref coup de main, avant de disparaître à nouveau.

Malgré une histoire touchante par et des moments fort en émotions, force est de constater qu’une certaine redondance, voire lassitude, fait très vite son apparition et c’est bien dommage.

De plus, le jeu n’est pas traduit, ce qui n’arrange rien.

Au début, j’avoue avoir été intriguée par cette histoire et la quête de rédemption de Rei mais, au bout de trois niveaux, j’ai commencé à me demander si ces longs couloirs avaient une fin, d’autant plus que je devais souvent revenir sur mes pas parce que les parcours sont labyrinthiques, tortueux et remplis de voies sans issues.

Une fois un niveau bouclé, la jeune Rei est propulsée dans son lit où un adorable chien l’attend. C’est son quartier général et là, elle peut renforcer son armure, ses armes etc. via la purification de tourments qu’elle aura préalablement récoltés sur le corps de ses adversaires. Ensuite, il suffit qu’elle consulte les messages sur son téléphone pour enchaîner sur le prochain niveau.

Au fur et à mesure des chapitres, on va lever le voile sur le passé des quatre protagonistes qui composent notre équipe (et qu’on peut switcher à notre convenance lors des combats). On aura donc droit à quelques flashbacks durant l’aventure et ces instants vont nous permettre de souffler un peu avant de reprendre notre course à travers tous ces longs couloirs.

Comme vous avez sans doute déjà pu le deviner, malgré ses qualités, notamment au niveau de l’histoire, il n’en reste pas moins terriblement répétitif et cet aspect ne plaira pas à tout le monde.

Un univers graphique sympa

Même si les couloirs se ressemblent plus ou moins, j’ai particulièrement aimé la direction artistique du jeu, surtout au niveau des environnements en arrière-plan qu’on voit lors de notre exploration.

Plus on avançait dans le jeu et plus le purgatoire regorgeait de choses à voir. Mention spéciale au dernier niveau.

Du côté de la bande sonore, les mélodies sont sympathiques sans pour autant rester dans les annales. Les doublages sont de qualité et sachez qu’on peut opter pour les voix anglaises ou japonaises.

Enfin, sachez que la durée de vie avoisinera la vingtaine d’heures pour finir le jeu une première fois… néanmoins, sachez qu’il est possible de débloquer la véritable fin si on recommence les derniers chapitres (4 fois !). Je dois vous avouer que je n’ai pas encore obtenu ce fameux dénouement car l’aspect redondant du jeu est vraiment dissuasif à la longue.

Tout ça pour dire que la durée de vie totale dépendra de votre degré de patience et de persévérance.

Conclusion

Crystar est un jeu qui aurait pu être sympathique s’il ne s’était pas embourbé dans des actions très répétitives et redondantes. Pour ne pas arranger les choses, le jeu n’est pas traduit. J’ai fini l’histoire principale et j’en garde un souvenir mitigé. Je vais certainement tenter de découvrir la véritable fin mais ce sera à petites doses.

Merci beaucoup pour votre lecture !

Test réalisé à partir d’une version Switch fournie par l’éditeur.

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